Archive for Media
janvier 9, 2009 at 11:28 · Filed under Media
Une étude assez fouillée du Journal Du Net présente un aperçu des grandes évolutions fonctionnelles des sites de presse américain.

On y constate plusieurs tendances lourdes :
- Des sites qui ne sont pas que des sources d’information, mais également des sources de services. Météo et programme TV sont les “must” des sites de presse. Des informations qu’on trouve générale en fin de magazine en presse mais accessible dès la home page sur le web. Un moyen de fidéliser l’audience.
- La fin des Podcast. La prétendue révolution des année 2005-2007 est désormais enterrée. Plus personne ne s’intéresse aux podcast. Et c’est pas plus mal. Le mix RSS + Vidéo n’étant pas encore adapté aux usages numériques.
- Pas de “User Content”, mais du “Social” bookmarking. Les sites permettent aux lecteurs de partager un article, parfois d’y mettre un commentaire mais la presse n’autorise pas encore les lecteurs à collaborer avec les journalistes. Le modèls “Le Post” ne fait pas encore d’émules aux USA.
- Merci AdWords : 100% des sites utilisent la publicité contextuelle.
L’article est ici
janvier 6, 2009 at 11:10 · Filed under Media
J’arrive ce matin sur LeFigaro.fr et là, que vois-je ? un avion de chasse en overlay sur la home page. C’est en fait une pub pour le CIC qui communique sur son Livret. Je ne me suis pas intéressé au message de la publicité mais j’ai trouvé que faire passer un avion de chasse au dessus des images de Gaza en ruine, c’était de très mauvais gout …

décembre 1, 2008 at 11:21 · Filed under Stratégie, Media
Ca fait déjà quelques semaines qu’on en parlait, voici arrivé le nouveau Vogue. La division Web du groupe Condénast, dirigée par Carole Zibi a en effet annoncé la semaine dernière le lancement de la nouvelle version de Vogue.fr.
Le site n’est pas complètement nouveau car il ne s’agit « que » d’une traduction (ou plutôt une localisation) du Vogue italien, déjà remixé il y a quelques mois.
Cette nouvelle version apporte, outre une nouvelle interface graphique, de nouvelles rubriques et plus de rich media. On notera surtout la collaboration avec la brillante Garance qui animera désormais une rubrique orientée « Street Style ».

Pour Vogue c’est également l’occasion de mettre la main sur l’inventaire publicitaire de Garance, quelque peu en friche ces derniers temps (Garance est à ma connaissance en régie chez W2, une division du groupe Lycos Europe qui semble être en train de faire faillite …).
Bref, pour reprendre les propos de Carole Zibi, le nouveau vogue se présente comme un endroit « d’expertise et d’inspiration sur tous les territoires d’expression de Vogue : la mode, la beauté, la culture. Pour cela nous allions le meilleur de deux mondes : la sélectivité du magazine et l’instantanéité et la richesse des contenus de l’internet ».
Stop le CtrlC / CtrlV du communiqué de presse. Je suis sur qu’après ma tirade sur le dernier MenStyle et mon post sur Vioo, vous espérez que je vous livre mes commentaires. Et bien les voici :
Sur l’interface
Je suis un peu déçu de l’esthétique du site. Si je suis un fan inconditionnel de la D.A. du Vogue papier, je trouve que le site a un design trop « à l’américain », c’est-à-dire qu’il use trop des dégradés et des blocs carrés. L’interface est globalement peu lisible et n’est pas vraiment différente de la précédente version. Est-ce que Fabien Baron (D.A. de vogue ) a vu cette esthétique ?
J’ai du mal à expliquer quel est l’intérêt d’avoir placé un gros bouton « L’esprit Vogue online » au dessus du logo. Sans doute est ce pour insister sur le fait qu’il s’agit du site de Vogue ? Je pensais que cela allait de soit. Concernant la publicité, je la trouve là aussi un peu trop présente. Je ne crois pas au double format par page sauf en cas d’habillage, mais ici, on a 2 formats par page et à mon sens cela minimise l’impact de chaque campagne.
Le menu me laisse lui aussi un peu perplexe. Pour accéder à une sous rubrique, on est obligé de passer par la rubrique principale (pas de menu déroulant en sorte). Peu pratique quand on veut accéder à sa rubrique favorite.
Sur les contenus
Les thèmes abordés sont en phase avec ce qu’on aime dans le magazine. L’historique des défilés est d’une grande richesse (il l’a toujours été) mais les articles sont courts et souvent sous forme de news. Résultat, on n’apprend pas forcément plus que sur d’autres sites, surtout que la rédaction de Vogue est un peu moins réactive que les blogs qui publient très rapidement. Autant le magazine a une vraie valeur ajoutée sur les dossiers et les décryptages, autant là on ne retrouve pas cela.
La nouvelle version joue beaucoup sur l’usage des vidéos, mais faut d’avoir utilisé la technologie Flash pour les diffuser (comme le font 90% des sites vidéos), le résultat est pas aussi ergonomique et fluide qu’on pourrait l’espérer. D’ailleurs, les images du site sont souvent de mauvaise qualité (due à une trop grosse compression).
Sur l’approche
Je suis à 200% pour une collaboration entre Garance et Vogue.fr, tout comme le Vogue US collabore avec Sartorialist, mais je trouve dommage que l’aspect social du site s’arrete là. Car s’il y a bien un sujet auquel je crois c’est le potentiel communautaire d’un site sur la mode (ca ne vous aura pas échappé) et je regrette que cette nouvelle version ne soit pas l’occasion de mettre du social à tous les étages. Commentaires, avis des lecteurs, groupes, espace membre, bref, vous voyez de quoi je parle.
D’autre part, Vogue compte dans son équipe de rédactrices les plus brillantes plumes de la mode, les plus garndes expertes. Je trouve dommage que ces gens n’aient pas plus la parole sur le site. On voit sur le site NYMAg/Fashion aux US qu’un blog a été créé (The Cut) pour donner la parole aux éditeurs du site, et j’aurais souhaité voir sur le site Fr une plus grande place laissée aux plumes du magazine et à ses invités (je pense notamment aux photographes de mode)
Stephane Zibi, qui s’avère être le frère de Carole Zibi parle sur son blog de nouvelles évolutions pour 2009 sur les sites du groupe CondeNast et du lancement prochain de Style.fr. On attendra.
novembre 10, 2008 at 21:28 · Filed under Stratégie, Media, Réseaux Sociaux
Annoncé sur TechCrunch ce week-end, la fin proche de Vioo, le site féminin développé par l’équipe de Meetic. C’était à prévoir, ce site “féminin communautaire” ferme. Rien de très étonnant puisque ce site a été développé autour de 3 énormes erreurs :
1. Copier le pire de l’existant.
Vioo a tenté de copier AuFéminin. Et le pire sur AuFéminin c’est le contenu sans saveur. La quasi intégralité des articles de ce site sont dénués de caractère, c’est de la soupe éditoriale faite pour les moteurs de recherche. Ca marchait en 2001, c’est devenu la référence depuis mais quoi qu’on en pense, ce style éditorial est voué à disparaitre. Les pseudo quizz à la cons et les articles sans intérets n’intéressent plus personne.
Bref, Vioo a recruté la Rédac Chef de AuFéminin et ils ont rédigé des articles à la con en espérant que ca allait intéresser les nanas. Des exemples ? Un article vous propose de trouver “de quelle star vous pourriez etre amie”, un autre vous fait réver sur “à quoi ressemblerait votre mariage people” et vous pouvez meme faire un test “etre vous une sainte”. Bref, de la merde. Enfin, j’exagère, il existe bien quelques contenus de qualité, mais ils ne sont pas produits par Vioo, comme les vidéo de Thomas Clément (les TomCast) qu’on retrouve sur le site.
2. Mélanger les approches
J’imagine la scène “Ah ouai mais on ne peut pas copier AuFéminin, c’est un site 1.0, nous on doit etre 2.0″ et la fille du marketing qui dit “ah bah on va créer des trucs communtaires” et le boss qui répond “ah chouette, un féminin communautaire, ca c’est cool”. Bref, Vioo est un mélange entre site féminin et site communautaire. Un mélange entre “Elle” et “MySpace” ? Super ! “Elle” ca existe déjà, et “MySpace” aussi.
Au delà de l’approche technologique / communautaire, c’est le concept global du site qui est un gros mélange de n’importe quoi. des rubriques dans tous les sens, des fonctionnalités pas claires (le fameux magazeen …).Pourquoi ne pas faire un site “tout communautaire” comme Rue89 ou HelloCoton, pourquoi ne pas faire un site vraiment intéractif ?
3. Combattre Goliath avec le Titanic
Meetic a voulu sortir l’artillerie lourde pour écraser Auféminin. Recrutement de 60 personnes pour l’équipe éditorial. Avec l’équipe technique et marketing, on doit approcher les 100 contributeurs. Comment peut on innover quand on a 100 personnes à manager ? J’ai du mal à croire qu’on puisser créer des choses innovantes lorsque l’équipe est si grosse. Quelle énergie dépensée pour rien …
By the way, quand Meetic a annoncé le lancement de Vioo leur cours de bourse a perdu plusieurs points et depuis l’annonce de la fermeture de Vioo, le cours de bourse a pris 4%. Meetic devrait se concentrer sur son coeur de métier …
octobre 27, 2008 at 18:18 · Filed under Book & Théorie, Media, Réseaux Sociaux
Je le disais dans un précédent post, je suis en train de me lancer dans un nouveau projet internet. Cela sera officialisé en novembre, mais ce que je peux déjà dire, c’est qu’il s’agit d’un média social. Je passe beaucoup de temps ces dernières semaines à rencontrer des gens pour leur présenter ce projet et je me suis rendu compte que la notion de media social n’est pas claire, et en tout état de cause difficilement objectivable. 
Voici 2 approches que je vois souvent, et une 3e plus personnelle.
1. Tout est media, et tout est social
Selon le Marshall McLuhan, philosophe canadien spécialiste des medias c’est le support du message qui est le media. « Medium is Message », phrase emblématique de sa pensée signifie que la nature d’un media (du canal de transmission d’un message) compte plus que le sens ou le contenu du message lui-même et de fait, tout ce qui est support de communication est media. Lorsqu’un individu prend la parole, il est lui-même media.
La semaine dernière, nous en discutions chez BlogBang et avec Julien Braun (DG de BlogBang) partageais avec son approche : « Tous les medias sont sociaux par définition, puisqu’ils créent du lien social et c’est au travers de leur prisme que l’on peut comprendre les sociétés. Le bouleversemment actuel des medias n’est que illustration de profondes mutations sociales dont Internet est le moteur et dont les effets ne font que commencer ». Puisque « tout est media » et que le discours est un moyen de créer du lien social, alors tout vecteur de message est de facto un media social. Bon, c’est un raccourcis rapide mais il est possible de dire que dès tout medium est social et tout medium est media.
Cela reviendrait donc à définir chaque canal de transition comme un media social. L’idée est intellectuellement séduisante, mais peu constructive …
2. Les réseaux sociaux sont les nouveaux medias
Oui les réseaux sociaux sont importants. Oui les bloggeurs ont une prise de parole médiatique (et médiatisée). Mais les réseaux sociaux sont t-ils pour autant des médias. Dans la mesure où on peut définir un media comme un outil « permettent de diffuser une information vers un grand nombre d’individus sans possibilité de personnalisation du message », alors on peut qualifier un réseau social (ou plus globalement un site social) de media.
Mais là encore, la définition revient à qualifier n’importe quelle prise de parole online ou offline de media social. Cela me laisse perplexe.
3. Tout n’est pas média, tout n’est pas social
Peut être suis-je un peu old school (ou trop marqué par mes études …) mais je pense qu’on ne peut pas qualifier de média n’importe quel support de communication. Est « média » un medium qui se construit autour de l’information qu’il souhaite porter. Alors qu’un réseau social se définit par ses fonctionnalités (YouTube est axé sur la vidéo, FlickR sur les photos, NetVibes sur les flux RSS .. ces réseaux sociaux ont une approche technologique qui est utilisée pour faire transiter une information) alors qu’un média social utilise une ou plusieurs technologie pour véhiculer un certain type d’information. Le site Rue 89 est pour moi un média car la technologie est utilisée afin de diffuser une information alors que le site YouTube est une plateforme technologique qui peut etre utilisée pour diffuser une information.
Je dirais que le média se définit par le type d’information qu’on y trouve et surtout par la façon dont il est perçu (approche subjective du media) et qu’une plateforme sociale sociale se définit par la technologie utilisée.
Par contre, les frontières ne sont pas figées. Quant DailyMotion propose des chaines thématiques, c’est une approche très « média » et quand un site comme LE Monde propose aux internautes de commenter l’actu, c’est une approche très « sociale ».
En conclusion, je pense qu’il ne faut pas oublier qu’un media social est un Média qui est Social (ou .. un site Social qui devient Média).
septembre 29, 2008 at 3:15 · Filed under Stratégie, Media
On l’a beaucoup attendu ce Vogue au Masculin. C’est aujourd’hui que sort MenStyle.fr, le site mode et tendance de CondeNast, le groupe de presse qui édite (entre autres) Vogue, GQ, AD, Wired … On y trouve des actus et des dossiers sur la mode, la beauté, le bien être, le hi-tech … sur un angle très éditorial. Voici les trois choses qui me laissent perplexe.
- Il est nécessaire de se spécialiser sur internet
Pour percer sur les masculins, je pense qu’il faut être un « category killer ». Entendez que je ne crois pas qu’on puisse être un site généraliste si on s’adresse aux hommes. Je pense que les femmes apprécient les sites pluri-thématiques (comme Elle ou Auféminin), mais je crois que l’audience masculine se fédère plutôt autour de thématiques fortes traitées de façon profonde. Les mecs qui s’intéressent à l’automobile iront sur un site auto, et ceux qui s’intéressent au hi tech iront sur un site spécialisé ; quand à ceux qui sont à la recherche de curiosité, ils iront sur des blogs. MenStyle offre en quelque sorte « un peu de tout » pour « en voir un peu sur tout ». Donc le hi tech est abordé, tout comme la mode et l’automobile mais c’est comme dans un magazine papier ; une page par ci, et une page par là.

La question des thématiques est difficile sur le web, et tout comme sur le marché de la distribution, on se rend compte que pour prendre des parts de marchés il faut se spécialiser, voir se « sur-spécialiser ». Il y a avait pourtant un domaine sur lequel MenStyle aurait pu se spécialiser et apporter quelque chose de nouveau, c’est justement la mode. Aujourd’hui, il n’existe pas de site vraiment pointu et qualitatif sur la mode au masculin. MenStyle aurait pu s’y engouffrer et devenir la destination mode au masculin en ayant une approche plus fermée du « style ».
Pourquoi faut il être ultra spécialisé ? Car l’internaute est à un clic d’un site plus expert. L’internaute lit MenStyle et trouve que l’info auto n’est pas assez pointu ? En deux clics il se retrouve sur un site spécialisé. Alors que dans le papier, une fois que le client a acheté son magazine, pas évident de revenir en arrière.
- Il n’est plus possible d’ignorer le phénomène communautaire
Deuxième chose, je pense que le site manque cruellement d’intéractivité. Sans doute des évolutions sont à prévoir là-dessus mais en terme fonctionnel, le site nous ressort les fonctionnalités de base : je peux lire l’article, l’envoyer à un ami mais en aucun cas je peux me créer un profil, commenter les articles, ajouter des éléments à un blogs … C’est dommage car certains articles de la rubrique « porno » prêtent à échange.
En fait, je trouve que MenStyle aurait été un très bon site en 2002, à une époque où on jugeait un site plutôt sur la qualité de son contenu plutôt que sur la qualité de ses fonctions. Cependant, je trouve que c’est une très bonne chose qu’un site masculin qualitatif soit lancé car pour l’instant, l’offre en site masculin est plutôt merdique. Pas la peine de donner les noms mais vous voyez sans doute de quoi je parle.
- Pour percer sur internet, les marques éditoriales doivent créer des conversations
En conclusion, je dirais que MenStyle nous montre que les groupes de presse ont du mal à évoluer sur le web. La recette d’un magazine ne peut pas se décliner sur internet et avoir de très bons papiers ne suffit pas. Tout est dans le fonctionnel.
Il y a quelques semaines je déjeunais avec l’ancien directeur marketing d’un des plus grands groupes de presse mondiaux et nous évoquions la question. Il me demandait mon avis sur le passage du papier au web. A mon sens, il ne faut pas chercher à décliner un produit (à savoir un magazine), mais à décliner une marque (le nom du magazine). Dans le cas de MenStyle, la marque en tant que telle n’a pas d’existence sur le papier, c’est une pure création pour le web et c’était justement l’opportunité de créer une marque qui aurait été l’alliance du « style » de Vogue, du « masculin » de GQ et de l’interactivité du web. Mélangez cela et vous auriez obtenu un site où des journalistes experts vous présentent des tendances au masculin et où les hommes poursuivent la conversation.
L’idée de conversation est l’idée clé du web. Pour reprendre le titre du livre Robert Scobble « Naked Conversation », pour réussir sur le web un marque de « contenu » doit mettre son contenu au niveau de son lecteur. Les sites éditoriaux doivent créer des expériences éditoriales et sur internet, une expérience est nécessairement interactive et communautaire.
Pour conclure cette conclusion je dirais que MenStyle est un très bon portail masculin généraliste, mais je doute que ce soit cela que les hommes attendaient.
septembre 25, 2008 at 23:40 · Filed under Top Brands, Media, Réseaux Sociaux
Aujourd’hui, la notion de « format publicitaire » n’a plus de sens. On parle plutôt « d’intégration publicitaire » où comment le message publicitaire s’adapte non plus au format (idée de taille) mais au media qui l’accueille (notion plus subjective). Sur YouTube, ce qui compte pour les annonceurs ce n’est pas la taille de la publicité mais les fonctionnalités (la vidéo, la possibilité de commenter, de voter).

Pour le lancement de Wario Land, Nintendo va plus loin qu’une simple intégration publicitaire, elle joue avec le site support. On a déjà vu ce type de réalisation (par exemple avec des bannières Mini en 2005, 2006 sur lesquelles je n’arrive pas à mettre la main), mais là je trouve ca vraiment génial.
Allez voir … c’est sur YouTube Experience Wii
avril 23, 2008 at 5:14 · Filed under Top Brands, Media
Personnellement, je ne crois pas trop aux web-TV en tant que site indépendant. Je pense plutôt que les sites des marques vont devenir très vidéo, c’est tout. Les vidéos vont remplacer les images, mais les coexistences de plateformes « web » et « TV », j’y crois peu.
Au dernier salon Ad:Tech Arnaud Perrier Gustin parlait de la volonté de Peugeot de capitaliser sur sa webTV pour diffuser des contenus vidéos et faisait part de sa volonté d’utiliser de moins en moins la TV au profit du web. Son idée : envoyer les gens vers la TV Peugeot. Comme le rapporte (mieux que moi) Aziz sur son blog « Peugeot envisage sérieusement de ne plus faire de publicité pour les produits en télévision, mais de renvoyer sur le site Internet qui présenterait chaque voiture à la demande ».

Sur le site de Peugeot, l’internaute découvre en vidéo les derniers modèles, l’actualité des salons automobile, des tests … La navigation n’est pas aisée (par exemple il n’est pas possible de sélectionner les vidéos relatives à une voiture ; mais le contenu est de qualité. Le contenu de cette web TV n’est pas disponible sur le site Produit de peugeot, ce qui donne un peu d’exclusivité à cette TV mais aussi étrange que cela puisse paraitre, je n’ai pas trouvé sur le site Peugeot de lien vers cette TV … Comment les gens vont-ils la trouver ? Le site adopte une interface plutôt ludique, mais on regrette que les vidéos ne puissent pas se jouer en plein écran. Une réalisation Proximity DDBO

Ferrari a sans doute un budget moindre et a opté pour un webTV au sein du portail YouTube. L’intérêt ? Proposer des vidéos là où les gens les cherchent … Ferrari a « skinné » une page YouTube et le résultat est de très bonne qualité . Là encore, la navigation n’est pas très intuitive. Il n’est pas possible de classer les vidéos par modèle ou par type de vidéo (reportage, essai …) sauf à utiliser les tags. Mais c’est pas aussi pratique qu’un menu classique. Pour faire la promotion de cette TV, Ferrari a mis un lien directement sur la page d’accueil de Ferrari World

Enfin, ma Car-TV préférée, celle de Mercedes qui classe les vidéos en 4 catégories : lifestyle, models, motor&sport, history&legend, innovation. Les vidéos sont belles, et se jouent en pleine page. A chaque vidéo est associée un petit résumé et des fonctions viral (embedded, send to a friend). Classique mais efficace ; et surtout l’exécution est parfaite.
A voir également : la TV de BMW, celle de Audi. J’en profite pour vous donner aussi le lien de la web TV RipCurl réalisée par l’agence Mégalos : et puis le site Coq Sportif réalisé par uZik et primé par FWA Bonnes ou mauvaises, ses initiatives ont tout leur sens quand on sait que 80% des internautes ayant acheté un véhicule au cours des six derniers mois ou ayant l’intention d’en acheter un au cours des douze prochains ont utilisé Internet dans le cadre de leur processus d’achat. C’est ce que révèle la quatrième édition de Cartrack, l’observatoire européen des comportements des internautes acheteurs d’automobile réalisé par l’institut Cospirit Research.
avril 22, 2008 at 20:14 · Filed under Media

A lire sur LeMonde.fr: « Google, le leader mondial de la publicité en ligne, a réussi malgré le ralentissement économique américain à accroître son bénéfice au premier trimestre 2008, avec de nouveaux records qui viennent démentir ceux qui prédisaient son déclin. Son bénéfice net a bondi à 1,3 milliard de dollars (+ 30 %), pour un chiffre d’affaires de 5,19 milliards de dollars (+ 42 %). Son bénéfice a augmenté presque deux fois plus vite qu’au quatrième trimestre 2007 ». Lire la suite de l’article.
avril 17, 2008 at 19:56 · Filed under Top Brands, Bouche à oreille, Book & Théorie, Media, Club & Relation Client
Je suis encore étudiant (en marketing) et je passe en septembre mon grand Oral (le Grand Ô comme on dit à Sciences PO). Devinez quel est mon sujet ? « Est-ce que les marques sont éternelles ». Je me disais que les marques ne sont pas égales face à l’éternel et qu’elles sont encore moins égales sur internet où les règles sont difficiles. Voici le résultat de mes réflexions sur le sujet.
- Notoriété, affinité et visites spontanées
Les marques n’ont pas le même pouvoir d’attraction tout d’abord car elles n’ont pas la même notoriété et cela a un impact sur internet. Pourtant, l’audience naturelle d’un site (naturelle = sans moyens moteurs) n’a pas de corrélation directe avec sa notoriété. Car la notoriété ne suffit pas, il faut également de l’affinité.

Quand je travaillais pour la marque Diesel, le trafic « naturel » de nos sites était énorme. Beaucoup de gens se connectent naturellement à Diesel.com. sans qu’on ne fasse de media. La marque a un pouvoir d’attraction fort, et sur internet cela prend encore plus de sens car c’est là que son audience est. En discutant avec des amis qui travaillent pour d’autres marques sur internet, même plus établies et plus puissantes j’ai été surpris de découvrir que des grosses marques mondiales pouvaient ne recevoir que 50 ou 200 personnes par jour sur leur .com. La puissance d’une marque n’a pas de lien direct avec son pouvoir d’attraction, d’autres facteurs jouent.
- Les natives et les immigrées du web : le web DNA
Tout d’abord, les marques ne sont pas égales selon qu’elles sont nées ou qu’elles ont migré sur internet (Amazon vs Fnac ). Une marque née sur internet sera considérée comme étant partie intégrante du web alors qu’une marque qui y aura migré n’est perçue que comme un passager temporaire (pas d’étude derrière cette affirmation, c’est mon sentiment). Je pense que pour être incontournable sur le web, il faut être un pure player.
Cela tient à deux choses je pense : une marque du web est perçue comme à sa place par l’internaute (auféminin.fr vs elle.fr) et un pure player est managé par des gens qui vivent le web non comme un moyen mais comme une réalité et cela se traduit par un savoir faire différent. Les règles sont différentes sur le web et les natifs parlent la bonne langue.
Par exemple, le business model et le mix marketing de Dell est intrinsèquement lié à Internet. C’est à la fois la cause et la conséquence de sa prégnance sur internet. Si l’ADN de la marque a quelque chose de digital elle attirera des gens vers elle. Pour avoir un peu d’ADN digital, il faut que son image soit cohérente avec les techniques et valeurs du media.
- Le contenu digital de marque
Une marque c’est une histoire (cf le superbe bouquin de Seth Godin Marketers are Liars). Et si cette histoire est ancrée sur internet, alors la marque a sa place sur le web. Je m’explique : Apple diffuse ses conférences de presse sur le web (Voir un exemple de vidéo MacWorld) , et c’est par ce canal que les fans découvrent l’actualité de la marque. Sur internet, le contenu est fondamental. Pour attirer vers son site, il faut proposer des contenus exclusifs et réalisés pour le web.

J’ai travaillé sur le nouveau site de Viktor&Rolf avec l’agence LaChose. Ce site n’est pas qu’un site, c’est une expérience, un contenu, une histoire réalisé spécialement pour les internet et disponible que sur internet. Les gens qui parlent du site n’en parlent pas seulement car la marque leur plait, mais car elle propose un contenu qui plait en tant que tel : une expérience immersive en 3D. Dans le même style, la vidéo réalisée par Mini pour le Mini ClubMan (dont j’ai déjà parlé) ou le site MGM Grand sont des bons exemples de contenus attractifs.
- L’affinité et le pouvoir d’attraction
L’affinité avec une marque n’est pas suffisant pour se connecter sur son site. J’aime bien la crème hydratante que je porte, mais je ne vais pas pour autant voir le site de la marque. Par contre, je me connecte sur le site des marques que j’aime.

Je vais souvent sur le site de Prada (alors que je ne suis pas client) pour voir leurs nouvelles initiatives, ou sur le site de Mini (je roule pourtant en vélo). Quand j’étais DJ, j’allais tout le temps sur le site de Pionners. Ces marques sont des « LoveMarks » : elles exercent sur certaines consommateurs un pouvoir de séduction très fort qui va au-delà de la simple affinité. Pour attirer naturellement du monde vers son site, les marques ne sont pas égales. Les LoveMarks gagnent haut et fort la bataille.
En conclusion, je dirais que les 4 variables qui déterminent le pouvoir d’attraction d’une marque sur internet sont :
- Sa notoriété (brand awarness)
- Son affinité avec le web (brand affinity)
- Le contenu qu’elle propose (brand experience & brand content)
- Son pouvoir d’attraction. (lovemarks)
Une marque connue, en affinité avec les valeurs véhiculées par internet et qui est aimée par le public attirera du monde (Apple.com). Si vous n’avez pas cela (Evian.com) par exemple qui n’a pas d’affinité web, et surtout, pas de contenu à proposer), il ne vous reste qu’à faire de la pub et espérer obtenir un bon taux de clic.
février 8, 2008 at 18:58 · Filed under Mondes virtuels, Media, Technologies, Réseaux Sociaux
Vous m’auriez demandé il y a 2 semaines si je pense que les interfaces 3D ont un avenir à court terme, j’aurais répondu non. Mais j’ai changé d’avis. Il y a quelques jours j’étais chez SONY Playstation dans le cadre de mon job. Nous avons rencontré l’équipe de Playstation Home. Vous voyez de quoi je parle ?
Playstation Home
Playstation Home est un univers 3D créé par Sony pour les utilisateurs de Playstation 3 (il sont plus de 20 millions je crois …). Ce jeu/logiciel sera téléchargement gratuitement. Les utilisateurs créent leur avatar et le font évoluer dans un univers multi-joueur comme dans Second Life. Quelques différences néanmoins :
- Graphiquement cela n’a rien à voir. C’est comme si vous compariez le graphisme d’une Playstation 3 et celui d’une Game-Boy.
- L’univers n’est pas « user generated » : ce sont les studios de Sony qui, pour l’instant, créent l’univers
- L’ergonomie est très familière et vraiment ergonomique. Ca sera accessible pour des non gamers, d’une simplicité enfantine pour les autres. Aussi simple que Sim’s.
- Uniquement accessible aux utilisateurs de PS3 connecté à internet.
Pour donner du sens à cet univers, les studios de Sony se sont attelés à ne pas créer u univers vide : il y a des choses à faire ! Au-delà des gens que vous pouvez rencontrer, il y a des contenus à consulter (films, bandes annonces) et des jeux multi-joueurs : par exemple un jeu d’échec, un bowling qui donne un coté « Wii » à l’univers.
La vidéo est ici : Playstation Home
Bref, passons sur le coté Game car ce n’est pas mon propos ici. Parlons de l’opportunité pour les marques : créer des univers, des contenus, des objets, des applications.
Créer des univers : imaginez une marque qui réaliserait un endroit virtuel où aller se balader. C’est déjà possible sur Second Life, et dans Home le résultat sera encore plus incroyable : des parcs, des hotels, des stations de ski …
Créer des contenus et des objets : films à voir sur Home, clips, vidéos et également des objects (vetements, meubles) pour customiser son personnage et son appartement ? Au lancement de Home vous pourrez vous rendre dans le shopping center et acheter des fringues des marques partenaires.
Créer des applications : les gens iront sur Home pour les applications multi-users : les marques peuvent créer des jeux. Imaginez par exemple que BMW importe dans Home un jeu de voiture. Ca serait sympa non ?

YooWalk lève des fonds pour un univers 3D
Au passage, et preuve de l’intérêt des professionnels sur les univers 3D, Yoowalk, une start up française développant un site communautaire 3D, a annoncé sa première levée de fonds d’un montant de quelques “centaines de milliers d’euros”, selon les dirigeants.
Le V-Business, avenir de l’internet ?
Est-ce que les marques pourront faire du business virtuel ? Je crois oui. La preuve est Second Life. Si cela ne représente pas encore des sommes colossales, je pense que rapidement, cela deviendra un débouché. Prenez une marque de Luxe, par exemple Prada. Qui peut se payer un sac Prada ? Peu de gens. Qui en rève ? beaucoup. Qui voudrait acheter un sac prada virtuel pour son avatar en-ligne ? Je pense que cela peut représenter du monde. Au-delà de l’aspect commercial, il y a plusieurs raisons de se lancer là dedans :
- Toucher une cible jeune et peu captive aux messages des medias traditionnels. Les jeunes passent beaucoup de temps sur leur ordinateur, et ils passeront bientôt beaucoup de temps sur les mondes virtuels. Les mondes virtuels vont devenir un canal media en tant que tel.
- Utiliser les caractéristiques de ces mondes pour créer des communications interactives et communautaires. Vous avez un groupe de musique à lancer ? Plutôt que de faire un pub sur MTV ou meme plutôt que de créez un groupe sur MySpace créez un concert dans un monde virtuel, suivi d’un chat avec les gens présents.
- Recruter des nouveaux clients, vendre : Des magasins 3D plutot que des sites de e-commerce. Comme le confirme Irving Wladawsky-Berger, vice-président Technology & Strategy d’IBM, il s’agit de faire “interopérer les différents monde” en effaçant les frontières entre monde réel et monde virtuel. L’utilisation de magasins 3D dans un univers virtuel rapproche davantage le consommateur de la marque qu’un site de e-commerce puisque le consommateur intègre “physiquement” (ou tout du moins par le biais de son personnage) le produit de la marque.
Rendez vous dans 10 ans dans un monde virtuel ?
novembre 10, 2007 at 18:41 · Filed under Media, Technologies
La publicité contextuelle est celle qui consiste à afficher des publicités en fonction du contenu d’une page. Un internaute surfe sur la rubrique automobile d’un site internet, le portail affichera automatiquement des publicités sur l’automobile. Les outils de publicité contextuelle analysent le contenu d’une page, déterminent les mots clés, et vont afficher des publicités (ou annonces sponsorisées adaptées). Aujourd’hui ce marché représente plus de 40% des investissements publicitaires en ligne. La raison ? l’efficacité.
L’étape suivante, c’est la publicité comportementale (Behavioral Targeting pour nos amis américains) : votre comportement sur internet va déterminer un profil d’internaute, et en fonction du profil qu’on vous a associé, on vous affichera un type de publicité particulier. Votre compte mail indique que vous avez 30 ans ? Vous avez récemment cherché des informations sur l’Audi A3 sur le moteur Yahoo ? Vous avez effectué une recherche sur le nouvel iPod nano dans Kelkoo ? Et bien pendant plusieurs semaines, les sites qui utilisent ces outils de publicités comportementales vont vous proposer des publicités en relation avec ces produits : publicité pour la nouvelle Golf, pour iTunes …
De la même façon, si vous avez effectué une recherche sur ‘achat fleurs’, les sites sur lesquels vous allez naviguer ensuite vous diffuseront des publicités pour les sites de ventes de bouquets. Bien joué non ? La finesse de la technique va jusqu’à associer des cycles d’achat aux produits : l’intérêt pour « achat fleurs » sera de 2 jours car l’achat se fait rapidement. Dès lors, aucun intérêt de diffuser des publicités pour Aquarelle pendant 10 jours. Passé 2 jours, l’achat est fait, en principe.
Alors quelle est la différence avec la publicité contextuelle ? La publicité contextuelle s’affiche en fonction du contenu de la page où vous êtes, la publicité comportementale s’affiche en fonction de votre parcours sur internet et de votre profil : on s’intéresse à votre comportement en tant que consommateur, et à vos centres d’intérêt. La seconde technique travaille sur un profil typique, alors que la publicité contextuelle cherche à identifier la préoccupation immédiate.
Pour l’internaute, et dans une perspective de protection de la vie privée et des données personnelles, on peut voir ici l’avènement d’une publicité « Big Brothers ». Mais pour l’annonceur, les agences media, et les supports, c’est génial : Cela va augmenter le taux de clic, et de conversion. Pour mieux comprendre le potentiel de cette offre, voici ses 3 principales dimensions :
- CRM : De la relation client à la rétention client :
Une fois que l’outil « accroche » un client potentiel, et qu’elle a affiné son profil, il convient de créer une offre qu’elle ne peut pas refuser. Votre internaute a manifesté un intérêt pour le parfum Lancôme Hypnose, il habite dans le 16e arrondissement ? Proposez lui par exemple une bannière Marionnaud avec une double offre : achetez Hypnose en ligne (frais de ports offerts) ou téléchargez un bon de réduction pour un achat dans un magasin en bas de chez vous. L’idée est ici de donner l’information au client avant qu’il ne la réclame.
- Améliorer la « Branding awarness »
En tant que marque, vous n’avez pas forcement envie d’être connu de tous. Tout du moins, vous ne souhaitez pas investir pour vous faire connaitre de tous. Néanmoins, vous pouvez souhaiter vous faire connaitre de certaines personnes en particulier. La marque Vuitton souhaitera communiquer auprès d’une cible CSP+, touristes, aisés … mais il serait opportun d’utiliser la publicité comportementale pour cibler tous les internautes qui manifestent un intérêt pour une marque directement concurrente.
- Améliorer le ROI : diffuser moins, cibler mieux, vendre plus
Le taux de clic d’une bannière, mais aussi la traçabilité et la performance deviennent les facteurs clés de réussite d’une campagne. Dans la mesure où internet est un média privilégié pour mesurer directement les résultats, autant jouer cette carte à fond. Et sans surprise, la publicité comportementale set tout comme la publicité contextuelle est une application pertinente sur la question de l’optimisation des investissements publicitaires.
Plus largement, cet un outil pour le marketing de mieux cibler, mieux parler, mieux répondre. En suivant les intérets du consommateur et son profil, il devient possible de créer des publicités sur mesure qui « parlent » à l’audience cible.
Pour l’instant, la plus grosse offre européenne semble être celle de Yahoo. Le portail international a lancé le 1er octobre une offre qui permet aux annonceurs de diffuser leurs publicités sur des cibles construites autour d’offres produits. Autre acteur incontournable, et forcé de s’adapté avec le développement de Facebook, Myspace. MySpace a présenté deux outils pour monétiser son audience, via la publicité et le ciblage comportemental. Le premier est un outil publicitaire pour les PME et particuliers. Disponible en 2008, il permettra de créer, de personnaliser et de cibler une campagne de publicité sur le réseau, grâce à un outil propriétaire : Hyper Targeting. Lancé discrètement en juillet dernier, ce dernier offre différents critères (géographiques, démographiques, intérêts etc.) pour opérer un ciblage. 10 catégories sont aujourd’hui disponibles, mais une centaine de sous divisions sont en cours de développement. La force de Myspace : etre un lieu de contenu (user generated) et un lieu social (les internautes renseignent des caractéristiques socio-géographiques). Cela permet au site de déterminer qui vous êtes, et ce que vous aimez.
Une étude de cas de Yahoo menée sur le secteur automobile promet une augmentation phénoménale du taux de clic. Je vais essayer de tester ces offres dans le cadre de mon job, et si ca marche, je vous en reparle …
septembre 20, 2007 at 9:37 · Filed under Media, Technologies
Inspiré des Widgets, la nouvelle offre publicitaire de Google baptisée “Google Gadget Ads” permet aux annonceurs de développer en HTML ou en Flash des bannières publicitaires interactives à intégrer sur les sites du réseau AdSense, sur des pages traditionnelles ainsi que sur son ordinateur. Ces nouveaux formats publicitaires permettent à des marques de combiner contenu, interactivité et branding.
- Du contenu : Le gadget publicitaire est conçu comme un lecteur de contenu. Il puise par exemple dans un flux RSS ou un API une information qui sera retransmise dans la publicité. Pour le lancement de l’Altima Coupé, Nissan vient par exemple de présenter un gadget qui offre l’état du trafic en temps réel en utilisant la technologie Google Map.

- De l’interactivité : Ces gadgets sont conçues comme un mini site et peuvent offrir des fonctions avancées. Par exemple, sur son gadget, Honda propose aux internautes de poser des questions aux personnages de la campagne et la réponse arrivera via une video.

- Du branding : Ces gadgets restent avant tout des formats publicitaires et la marques est présente. Mais l’avantage pour la marque réside dans la liberté créative offerte par le support qui offre beaucoup moins de contraintes de poids.
Avec ce service, Google va permettre aux annonceurs d’exprimer leur créativité via un contenu qu’on espère plus original et plus interactif. Le succès de ces bannières dépendra je pense de leur dimension pratique ou créative. Google permettra aussi aux annonceurs de bénéficier d’analyses d’impact poussée. Il sera possible de voir comment l’internaute a utilisé le gadget : quels sont les boutons cliqués, le son a t-il été activé, la personne a t-elle téléchargé un goodies ? ajouté à ses flux RSS ?
On s’en doute, avec ce nouveau format Google devrait creuser enore son avance face aux concurrents Yahoo et MSN. Surtout, c’est une réponse au besoin des annonceurs de bénéficier de campagnes visuelles et créatives mais sans pour autant concéder la puissance et la pertinence de Google Adwords. Pour information, selon une étude réalisée par le fonds d’investissement William Blair & Co et l’agence de search marketing AdGooroo, 90 % des 500.000 annonceurs recensés sur le marché du search ont choisi le groupe de Sergei Brin et Larry Page. Cette nouvelle offre va sans doute terminer de convaincre les 10 % d’annonceurs googlephobes …
Via Journal du Net.
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