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Archive for Media

Les WebTV de marque : le cas de l’Automobile

Personnellement, je ne crois pas trop aux web-TV en tant que site indépendant. Je pense plutôt que les sites des marques vont devenir très vidéo, c’est tout. Les vidéos vont remplacer les images, mais les coexistences de plateformes « web » et « TV », j’y crois peu.

Au dernier salon Ad:Tech Arnaud Perrier Gustin parlait de la volonté de Peugeot de capitaliser sur sa webTV pour diffuser des contenus vidéos et faisait part de sa volonté d’utiliser de moins en moins la TV au profit du web. Son idée : envoyer les gens vers la TV Peugeot.  Comme le rapporte (mieux que moi) Aziz sur son blog  « Peugeot envisage sérieusement de ne plus faire de publicité pour les produits en télévision, mais de renvoyer sur le site Internet qui présenterait chaque voiture à la demande ».

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Sur le site de Peugeot, l’internaute découvre en vidéo les derniers modèles, l’actualité des salons automobile, des tests … La navigation n’est pas aisée (par exemple il n’est pas possible de sélectionner les vidéos relatives à une voiture ; mais le contenu est de qualité. Le contenu de cette web TV n’est pas disponible sur le site Produit de peugeot, ce qui donne un peu d’exclusivité à cette TV mais aussi étrange que cela puisse paraitre, je n’ai pas trouvé sur le site Peugeot de lien vers cette TV … Comment les gens vont-ils la trouver ? Le site adopte une interface plutôt ludique, mais on regrette que les vidéos ne puissent pas se jouer en plein écran. Une réalisation Proximity DDBO

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Ferrari a sans doute un budget moindre et a opté pour un webTV au sein du portail YouTube. L’intérêt ? Proposer des vidéos là où les gens les cherchent … Ferrari a « skinné » une page YouTube et le résultat est de très bonne qualité . Là encore, la navigation n’est pas très intuitive. Il n’est pas possible de classer les vidéos par modèle ou par type de vidéo (reportage, essai …) sauf à utiliser les tags. Mais c’est pas aussi pratique qu’un menu classique. Pour faire la promotion de cette TV, Ferrari a mis un lien directement sur la page d’accueil de Ferrari World

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Enfin, ma Car-TV préférée, celle de Mercedes  qui classe les vidéos en 4 catégories : lifestyle, models, motor&sport, history&legend, innovation. Les vidéos sont belles, et se jouent en pleine page. A chaque vidéo est associée un petit résumé et des fonctions viral (embedded, send to a friend). Classique mais efficace ; et surtout l’exécution est parfaite.

A voir également : la TV de BMW, celle de Audi. J’en profite pour vous donner aussi le lien de la web TV RipCurl réalisée par l’agence Mégalos : et puis le site Coq Sportif réalisé par uZik et primé par FWA Bonnes ou mauvaises, ses initiatives ont tout leur sens quand on sait que 80% des internautes ayant acheté un véhicule au cours des six derniers mois ou ayant l’intention d’en acheter un au cours des douze prochains ont utilisé Internet dans le cadre de leur processus d’achat. C’est ce que révèle la quatrième édition de Cartrack, l’observatoire européen des comportements des internautes acheteurs d’automobile réalisé par l’institut Cospirit Research.

En Bref : Google ne connait pas la crise

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A lire sur LeMonde.fr: « Google, le leader mondial de la publicité en ligne, a réussi malgré le ralentissement économique américain à accroître son bénéfice au premier trimestre 2008, avec de nouveaux records qui viennent démentir ceux qui prédisaient son déclin. Son bénéfice net a bondi à 1,3 milliard de dollars (+ 30 %), pour un chiffre d’affaires de 5,19 milliards de dollars (+ 42 %). Son bénéfice a augmenté presque deux fois plus vite qu’au quatrième trimestre 2007 ». Lire la suite de l’article.

Les marques ne sont pas éternelles, ni égales sur internet …

Je suis encore étudiant (en marketing) et je passe en septembre mon grand Oral (le Grand Ô comme on dit à Sciences PO). Devinez quel est mon sujet ? « Est-ce que les marques sont éternelles ». Je me disais que les marques ne sont pas égales face à l’éternel et qu’elles sont encore moins égales sur internet où les règles sont difficiles. Voici le résultat de mes réflexions sur le sujet.

  • Notoriété, affinité et visites spontanées

Les marques n’ont pas le même pouvoir d’attraction tout d’abord car elles n’ont pas la même notoriété et cela a un impact sur internet. Pourtant, l’audience naturelle d’un site (naturelle = sans moyens moteurs) n’a pas de corrélation directe avec sa notoriété. Car la notoriété ne suffit pas, il faut également de l’affinité.

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Quand je travaillais pour la marque Diesel, le trafic « naturel » de nos sites était énorme. Beaucoup de gens se connectent naturellement à Diesel.com. sans qu’on ne fasse de media. La marque a un pouvoir d’attraction fort, et sur internet cela prend encore plus de sens car c’est là que son audience est. En discutant avec des amis qui travaillent pour d’autres marques sur internet, même plus établies et plus puissantes j’ai été surpris de découvrir que des grosses marques mondiales pouvaient ne recevoir que 50 ou 200 personnes par jour sur leur .com. La puissance d’une marque n’a pas de lien direct avec son pouvoir d’attraction, d’autres facteurs jouent.

  • Les natives et les immigrées du web : le web DNA

Tout d’abord, les marques ne sont pas égales selon qu’elles sont nées ou qu’elles ont migré sur internet (Amazon vs Fnac ). Une marque née sur internet sera considérée comme étant partie intégrante du web alors qu’une marque qui y aura migré n’est perçue que comme un passager temporaire (pas d’étude derrière cette affirmation, c’est mon sentiment). Je pense que pour être incontournable sur le web, il faut être un pure player.

Cela tient à deux choses je pense : une marque du web est perçue comme à sa place par l’internaute (auféminin.fr vs elle.fr) et un pure player est managé par des gens qui vivent le web non comme un moyen mais comme une réalité et cela se traduit par un savoir faire différent. Les règles sont différentes sur le web et les natifs parlent la bonne langue.

Par exemple, le business model et le mix marketing de Dell est intrinsèquement lié à Internet. C’est à la fois la cause et la conséquence de sa prégnance sur internet. Si l’ADN de la marque a quelque chose de digital elle attirera des gens vers elle. Pour avoir un peu d’ADN digital, il faut que son image soit cohérente avec les techniques et valeurs du media.

  • Le contenu digital de marque

Une marque c’est une histoire (cf le superbe bouquin de Seth Godin Marketers are Liars). Et si cette histoire est ancrée sur internet, alors la marque a sa place sur le web. Je m’explique : Apple diffuse ses conférences de presse sur le web (Voir un exemple de vidéo MacWorld) , et c’est par ce canal que les fans découvrent l’actualité de la marque. Sur internet, le contenu est fondamental. Pour attirer vers son site, il faut proposer des contenus exclusifs et réalisés pour le web.

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J’ai travaillé sur le nouveau site de Viktor&Rolf avec l’agence LaChose. Ce site n’est pas qu’un site, c’est une expérience, un contenu, une histoire réalisé spécialement pour les internet et disponible que sur internet. Les gens qui parlent du site n’en parlent pas seulement car la marque leur plait, mais car elle propose un contenu qui plait en tant que tel : une expérience immersive en 3D. Dans le même style, la vidéo réalisée par Mini pour le Mini ClubMan (dont j’ai déjà parlé) ou le site MGM Grand sont des bons exemples de contenus attractifs.

  • L’affinité et le pouvoir d’attraction

L’affinité avec une marque n’est pas suffisant pour se connecter sur son site. J’aime bien la crème hydratante que je porte, mais je ne vais pas pour autant voir le site de la marque. Par contre, je me connecte sur le site des marques que j’aime.

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Je vais souvent sur le site de Prada (alors que je ne suis pas client) pour voir leurs nouvelles initiatives, ou sur le site de Mini (je roule pourtant en vélo). Quand j’étais DJ, j’allais tout le temps sur le site de Pionners. Ces marques sont des « LoveMarks » : elles exercent sur certaines consommateurs un pouvoir de séduction très fort qui va au-delà de la simple affinité. Pour attirer naturellement du monde vers son site, les marques ne sont pas égales. Les LoveMarks gagnent haut et fort la bataille.

En conclusion, je dirais que les 4 variables qui déterminent le pouvoir d’attraction d’une marque sur internet sont :

  1. Sa notoriété (brand awarness)
  2. Son affinité avec le web (brand affinity)
  3. Le contenu qu’elle propose (brand experience & brand content)
  4. Son pouvoir d’attraction. (lovemarks)

Une marque connue, en affinité avec les valeurs véhiculées par internet et qui est aimée par le public attirera du monde (Apple.com). Si vous n’avez pas cela (Evian.com) par exemple qui n’a pas d’affinité web, et surtout, pas de contenu à proposer), il ne vous reste qu’à faire de la pub et espérer obtenir un bon taux de clic.

Est-ce que l’avenir est sur les univers 3D ? Faut-il parier sur le V-Business ? J’ai vu Playstation Home et maintenant j’y crois !

Vous m’auriez demandé il y a 2 semaines si je pense que les interfaces 3D ont un avenir à court terme, j’aurais répondu non. Mais j’ai changé d’avis. Il y a quelques jours j’étais chez SONY Playstation dans le cadre de mon job. Nous avons rencontré l’équipe de Playstation Home. Vous voyez de quoi je parle ?

Playstation Home

Playstation Home est un univers 3D créé par Sony pour les utilisateurs de Playstation 3 (il sont plus de 20 millions je crois …). Ce jeu/logiciel sera téléchargement gratuitement. Les utilisateurs créent leur avatar et le font évoluer dans un univers multi-joueur comme dans Second Life. Quelques différences néanmoins :

  • Graphiquement cela n’a rien à voir. C’est comme si vous compariez le graphisme d’une Playstation 3 et celui d’une Game-Boy.
  • L’univers n’est pas « user generated » : ce sont les studios de Sony qui, pour l’instant, créent l’univers
  • L’ergonomie est très familière et vraiment ergonomique. Ca sera accessible pour des non gamers, d’une simplicité enfantine pour les autres. Aussi simple que Sim’s.
  • Uniquement accessible aux utilisateurs de PS3 connecté à internet.

Pour donner du sens à cet univers, les studios de Sony se sont attelés à ne pas créer u univers vide :  il y a des choses à faire ! Au-delà des gens que vous pouvez rencontrer, il y a des contenus à consulter (films, bandes annonces) et des jeux multi-joueurs : par exemple un jeu d’échec, un bowling qui donne un coté « Wii » à l’univers.

La vidéo est ici : Playstation Home

Bref, passons sur le coté Game car ce n’est pas mon propos ici. Parlons de l’opportunité pour les marques : créer des univers, des contenus, des objets, des applications.

Créer des univers : imaginez une marque qui réaliserait un endroit virtuel où aller se balader. C’est déjà possible sur Second Life, et dans Home le résultat sera encore plus incroyable : des parcs, des hotels, des stations de ski …
Créer des contenus et des objets : films à voir sur Home, clips, vidéos et également des objects (vetements, meubles) pour customiser son personnage et son appartement ? Au lancement de Home vous pourrez vous rendre dans le shopping center et acheter des fringues des marques partenaires.

Créer des applications : les gens iront sur Home pour les applications multi-users : les marques peuvent créer des jeux. Imaginez par exemple que BMW importe dans Home un jeu de voiture. Ca serait sympa non ?

Monde virtuel

YooWalk lève des fonds pour un univers 3D

Au passage, et preuve de l’intérêt des professionnels sur les univers 3D,  Yoowalk, une start up française développant un site communautaire 3D, a annoncé sa première levée de fonds d’un montant de quelques “centaines de milliers d’euros”, selon les dirigeants.

Le V-Business, avenir de l’internet ?

Est-ce que les marques pourront faire du business virtuel ? Je crois oui. La preuve est Second Life. Si cela ne représente pas encore des sommes colossales, je pense que rapidement, cela deviendra un débouché. Prenez une marque de Luxe, par exemple Prada. Qui peut se payer un sac Prada ? Peu de gens. Qui en rève ? beaucoup. Qui voudrait acheter un sac prada virtuel pour son avatar en-ligne ? Je pense que cela peut représenter du monde.  Au-delà de l’aspect commercial, il y a plusieurs raisons de se lancer là dedans :

  • Toucher une cible jeune et peu captive aux messages des medias traditionnels. Les jeunes passent beaucoup de temps sur leur ordinateur, et ils passeront bientôt beaucoup de temps sur les mondes virtuels. Les mondes virtuels vont devenir un canal media en tant que tel.
  • Utiliser les caractéristiques de ces mondes pour créer des communications interactives et communautaires. Vous avez un groupe de musique à lancer ? Plutôt que de faire un pub sur MTV ou meme plutôt que de créez un groupe sur MySpace créez un concert dans un monde virtuel, suivi d’un chat avec les gens présents.
  • Recruter des nouveaux clients, vendre : Des magasins 3D plutot que des sites de e-commerce. Comme le confirme Irving Wladawsky-Berger, vice-président Technology & Strategy d’IBM, il s’agit de faire “interopérer les différents monde” en effaçant les frontières entre monde réel et monde virtuel. L’utilisation de magasins 3D dans un univers virtuel rapproche davantage le consommateur de la marque qu’un site de e-commerce puisque le consommateur intègre “physiquement” (ou tout du moins par le biais de son personnage) le produit de la marque.

Rendez vous dans 10 ans dans un monde virtuel ?

Les nouvelles offres en matière de publicité comportementale : aller encore plus loin que la publicité contextuelle

La publicité contextuelle est celle qui consiste à afficher des publicités en fonction du contenu d’une page. Un internaute surfe sur la rubrique automobile d’un site internet, le portail affichera automatiquement des publicités sur l’automobile. Les outils de publicité contextuelle analysent le contenu d’une page, déterminent les mots clés, et vont afficher des publicités (ou annonces sponsorisées adaptées). Aujourd’hui ce marché représente plus de 40% des investissements publicitaires en ligne. La raison ? l’efficacité.

L’étape suivante, c’est la publicité comportementale (Behavioral Targeting pour nos amis américains) : votre comportement sur internet va déterminer un profil d’internaute, et en fonction du profil qu’on vous a associé, on vous affichera un type de publicité particulier. Votre compte mail indique que vous avez 30 ans ? Vous avez récemment cherché des informations sur l’Audi A3 sur le moteur Yahoo ? Vous avez effectué une recherche sur le nouvel iPod nano dans Kelkoo ? Et bien pendant plusieurs semaines, les sites qui utilisent ces outils de publicités comportementales vont vous proposer des publicités en relation avec ces produits : publicité pour la nouvelle Golf, pour iTunes …

De la même façon, si vous avez effectué une recherche sur ‘achat fleurs’, les sites sur lesquels vous allez naviguer ensuite vous diffuseront des publicités pour les sites de ventes de bouquets. Bien joué non ? La finesse de la technique va jusqu’à associer des cycles d’achat aux produits : l’intérêt pour « achat fleurs » sera de 2 jours car l’achat se fait rapidement. Dès lors, aucun intérêt de diffuser des publicités pour Aquarelle pendant 10 jours. Passé 2 jours, l’achat est fait, en principe.

Alors quelle est la différence avec la publicité contextuelle ? La publicité contextuelle s’affiche en fonction du contenu de la page où vous êtes, la publicité comportementale s’affiche en fonction de votre parcours sur internet et de votre profil : on s’intéresse à votre comportement en tant que consommateur, et à vos centres d’intérêt. La seconde technique travaille sur un profil typique, alors que la publicité contextuelle cherche à identifier la préoccupation immédiate.

Pour l’internaute, et dans une perspective de protection de la vie privée et des données personnelles, on peut voir ici l’avènement d’une publicité « Big Brothers ». Mais pour l’annonceur, les agences media, et les supports, c’est génial : Cela va augmenter le taux de clic, et de conversion.  Pour mieux comprendre le potentiel de cette offre, voici ses 3 principales dimensions :

  • CRM : De la relation client à la rétention client :

Une fois que l’outil « accroche » un client potentiel, et qu’elle a affiné son profil, il convient de créer une offre qu’elle ne peut pas refuser. Votre internaute a manifesté un intérêt pour le parfum Lancôme Hypnose, il habite dans le 16e arrondissement ? Proposez lui par exemple une bannière Marionnaud avec une double offre : achetez Hypnose en ligne (frais de ports offerts) ou téléchargez un bon de réduction pour un achat dans un magasin en bas de chez vous. L’idée est ici de donner l’information au client avant qu’il ne la réclame.

  • Améliorer la « Branding awarness »

En tant que marque, vous n’avez pas forcement envie d’être connu de tous. Tout du moins, vous ne souhaitez pas investir pour vous faire connaitre de tous. Néanmoins, vous pouvez souhaiter vous faire connaitre de certaines personnes en particulier. La marque Vuitton souhaitera communiquer auprès d’une cible CSP+, touristes, aisés … mais il serait opportun d’utiliser la publicité comportementale pour cibler tous les internautes qui manifestent un intérêt pour une marque directement concurrente.

  • Améliorer le ROI : diffuser moins, cibler mieux, vendre plus

Le taux de clic d’une bannière, mais aussi la traçabilité et la performance deviennent les facteurs clés de réussite d’une campagne. Dans la mesure où internet est un média privilégié pour mesurer directement les résultats, autant jouer cette carte à fond. Et sans surprise, la publicité comportementale set tout comme la publicité contextuelle est une application pertinente sur la question de l’optimisation des investissements publicitaires.

Plus largement, cet un outil pour le marketing de mieux cibler, mieux parler, mieux répondre. En suivant les intérets du consommateur et son profil, il devient possible de créer des publicités sur mesure qui « parlent » à l’audience cible.

Pour l’instant, la plus grosse offre européenne semble être celle de Yahoo. Le portail international a lancé le 1er octobre une offre qui permet aux annonceurs de diffuser leurs publicités sur des cibles construites autour d’offres produits. Autre acteur incontournable, et forcé de s’adapté avec le développement de Facebook, Myspace. MySpace a présenté deux outils pour monétiser son audience, via la publicité et le ciblage comportemental. Le premier est un outil publicitaire pour les PME et particuliers. Disponible en 2008, il permettra de créer, de personnaliser et de cibler une campagne de publicité sur le réseau, grâce à un outil propriétaire : Hyper Targeting. Lancé discrètement en juillet dernier, ce dernier offre différents critères (géographiques, démographiques, intérêts etc.) pour opérer un ciblage. 10 catégories sont aujourd’hui disponibles, mais une centaine de sous divisions sont en cours de développement. La force de Myspace : etre un lieu de contenu (user generated) et un lieu social (les internautes renseignent des caractéristiques socio-géographiques). Cela permet au site de déterminer qui vous êtes, et ce que vous aimez.

Une étude de cas de Yahoo menée sur le secteur automobile promet une augmentation phénoménale du taux de clic. Je vais essayer de tester ces offres dans le cadre de mon job, et si ca marche, je vous en reparle …

Google Gadget Ads : la richesse du rich media et la puissance de Google Adwords

Inspiré des Widgets, la nouvelle offre publicitaire de Google baptisée “Google Gadget Ads” permet aux annonceurs de développer en HTML ou en Flash des bannières publicitaires interactives à intégrer sur les sites du réseau AdSense, sur des pages traditionnelles ainsi que sur son ordinateur. Ces nouveaux formats publicitaires permettent à des marques de combiner contenu, interactivité et branding.

- Du contenu : Le gadget publicitaire est conçu comme un lecteur de contenu. Il puise par exemple dans un flux RSS ou un API une information qui sera retransmise dans la publicité. Pour le lancement de l’Altima Coupé, Nissan vient par exemple de présenter un gadget qui offre l’état du trafic en temps réel en utilisant la technologie Google Map.

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- De l’interactivité : Ces gadgets sont conçues comme un mini site et peuvent offrir des fonctions avancées. Par exemple, sur son gadget, Honda propose aux internautes de poser des questions aux personnages de la campagne et la réponse arrivera via une video.

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- Du branding : Ces gadgets restent avant tout des formats publicitaires et la marques est présente. Mais l’avantage pour la marque réside dans la liberté créative offerte par le support qui offre beaucoup moins de contraintes de poids.

Avec ce service, Google va permettre aux annonceurs d’exprimer leur  créativité via un contenu qu’on espère plus original et plus interactif. Le succès de ces bannières dépendra je pense de leur dimension pratique ou créative. Google permettra aussi aux annonceurs de bénéficier d’analyses d’impact poussée. Il sera possible de voir comment l’internaute a utilisé le gadget : quels sont les boutons cliqués, le son a t-il été activé, la personne a t-elle téléchargé un goodies ? ajouté à ses flux RSS ?
 
On s’en doute, avec ce nouveau format Google devrait creuser enore son avance face aux concurrents Yahoo et MSN. Surtout, c’est une réponse au besoin des annonceurs de bénéficier de campagnes visuelles et créatives mais sans pour autant concéder la puissance et la pertinence de Google Adwords. Pour information, selon une étude réalisée par le fonds d’investissement William Blair & Co et l’agence de search marketing AdGooroo, 90 % des 500.000 annonceurs recensés sur le marché du search ont choisi le groupe de Sergei Brin et Larry Page. Cette nouvelle offre va sans doute terminer de convaincre les 10 % d’annonceurs googlephobes …

Via Journal du Net.