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Archive for Stratégie

Vogue, Re-Edit.

Ca fait déjà quelques semaines qu’on en parlait, voici arrivé le nouveau Vogue. La division Web du groupe Condénast, dirigée par Carole Zibi a en effet annoncé la semaine dernière le lancement de la nouvelle version de Vogue.fr.

Le site n’est pas complètement nouveau car il ne s’agit « que » d’une traduction (ou plutôt une localisation) du Vogue italien, déjà remixé il y a quelques mois.
Cette nouvelle version apporte, outre une nouvelle interface graphique, de nouvelles rubriques et plus de rich media. On notera surtout la collaboration avec la brillante Garance qui animera désormais une rubrique orientée « Street Style ».

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Pour Vogue c’est également l’occasion de mettre la main sur l’inventaire publicitaire de Garance, quelque peu en friche ces derniers temps (Garance est à ma connaissance en régie chez W2, une division du groupe Lycos Europe qui semble être en train de faire faillite …).

Bref, pour reprendre les propos de Carole Zibi, le nouveau vogue se présente comme un endroit « d’expertise et d’inspiration sur tous les territoires d’expression de Vogue : la mode, la beauté, la culture. Pour cela nous allions le meilleur de deux mondes : la sélectivité du magazine et l’instantanéité et la richesse des contenus de l’internet ».

Stop le CtrlC / CtrlV du communiqué de presse. Je suis sur qu’après ma tirade sur le dernier MenStyle et mon post sur Vioo, vous espérez que je vous livre mes commentaires. Et bien les voici :

Sur l’interface

Je suis un peu déçu de l’esthétique du site. Si je suis un fan inconditionnel de la D.A. du Vogue papier, je trouve que le site a un design trop « à l’américain », c’est-à-dire qu’il use trop des dégradés et des blocs carrés. L’interface est globalement peu lisible et n’est pas vraiment différente de la précédente version. Est-ce que Fabien Baron (D.A. de vogue ) a vu cette esthétique ?

J’ai du mal à expliquer quel est l’intérêt d’avoir placé un gros bouton « L’esprit Vogue online » au dessus du logo. Sans doute est ce pour insister sur le fait qu’il s’agit du site de Vogue ? Je pensais que cela allait de soit. Concernant la publicité, je la trouve là aussi un peu trop présente. Je ne crois pas au double format par page sauf en cas d’habillage, mais ici, on a 2 formats par page et à mon sens cela minimise l’impact de chaque campagne.

Le menu me laisse lui aussi un peu perplexe. Pour accéder à une sous rubrique, on est obligé de passer par la rubrique principale (pas de menu déroulant en sorte). Peu pratique quand on veut accéder à sa rubrique favorite.

Sur les contenus

Les thèmes abordés sont en phase avec ce qu’on aime dans le magazine. L’historique des défilés est d’une grande richesse (il l’a toujours été) mais les articles sont courts et souvent sous forme de news. Résultat, on n’apprend pas forcément plus que sur d’autres sites, surtout que la rédaction de Vogue est un peu moins réactive que les blogs qui publient très rapidement. Autant le magazine a une vraie valeur ajoutée sur les dossiers et les décryptages, autant là on ne retrouve pas cela.

La nouvelle version joue beaucoup sur l’usage des vidéos, mais faut d’avoir utilisé la technologie Flash pour les diffuser (comme le font 90% des sites vidéos), le résultat est pas aussi ergonomique et fluide qu’on pourrait l’espérer. D’ailleurs, les images du site sont souvent de mauvaise qualité (due à une trop grosse compression).

Sur l’approche

Je suis à 200% pour une collaboration entre Garance et Vogue.fr, tout comme le Vogue US collabore avec Sartorialist, mais je trouve dommage que l’aspect social du site s’arrete là. Car s’il y a bien un sujet auquel je crois c’est le potentiel communautaire d’un site sur la mode (ca ne vous aura pas échappé) et je regrette que cette nouvelle version ne soit pas l’occasion de mettre du social à tous les étages. Commentaires, avis des lecteurs, groupes, espace membre, bref, vous voyez de quoi je parle.

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D’autre part, Vogue compte dans son équipe de rédactrices les plus brillantes plumes de la mode, les plus garndes expertes. Je trouve dommage que ces gens n’aient pas plus la parole sur le site. On voit sur le site NYMAg/Fashion aux US qu’un blog a été créé (The Cut) pour donner la parole aux éditeurs du site, et j’aurais souhaité voir sur le site Fr une plus grande place laissée aux plumes du magazine et à ses invités (je pense notamment aux photographes de mode)

Stephane Zibi, qui s’avère être le frère de Carole Zibi parle sur son blog de nouvelles évolutions pour 2009 sur les sites du groupe CondeNast et du lancement prochain de Style.fr. On attendra.
 

Quelques bulles d’innovation dans mon champagne

Afin de s’offrir un peu de visibilité sur les blogs, Mumm a médiatisé via Matérialiste sa dernière opération en date. La marque G.H. MUMM est en effet l’un des partenaires de la nouvelle expédition les plus importantes de Mike Horn, laquelle lui fera parcourir les 7 continents pendant près de 4 années.

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A chaque grande étape de l’expédition Mumm est présent et offre quelques bulles de champagne ainsi qu’un diner étoilé à Mike Horn. Il est intéressant de voir que la maison MUMM fait parler d’elle sur le web grace à cette opération en pleine période de noel où les ventes de champagne sont déterminantes. L’opération est un vrai succès puisque des dizaines de sites reprennent l’info. Bien vu.

Qashqai, plus fort que Nissan

Tout le monde le dit, les campagnes Nissan pour Qasqai sont magnifiques. Mais je dois dire que j’ai été très surpris par la campagne Nissan pour le Qasqai + le Murano. En effet, il est rare de voir une publicité qui vante les mérites de 2 produits. D’autre part, cela donne le sentiment que Qashqai s’affirme comme une marque, non seulement un produit.

Nissan

1. Les publicités vendent des produits, des gammes ou des marques. Et c’est comme ca

Si vous observez le paysage publicitaire vous verrez qu’une campagne de pub a pour objectif soit de vous faire aimer une marque (campagne de branding) soit de vous faire aimer un produit (voire une gamme de produit). Mais la publicité ne donne pas le choix.

On a parfois des campagnes multiproduit dans le cadre d’une opération de co-branding. Par exemple Mc Donald s’associe à UNO pour monter une animation point de vente. Mais c’est une opé-spéciale où deux marques réalisent un partenariat pour vendre un produit (un big mac). On a également le cas des produits sous licence, par exemple quand on vous vend une 206 Quicksilver. Ca a beau etre l’adjonction de deux marques (Peugeot et QuickSilver), ce qu’on vend in fine, c’est un produit.

Bref, la nouvelle pub Nissan déroge aux codes traditionnels de la publicité car elle présente deux produits. Un 4×4 urban proof plutot sympa et mignon qui affronte un 4×4 pouet pouet un peu BCBG. Les clients qui auraient pu vouloir acheter un Qashqai se disent “oh bah mince alors, yen a deux, mais je vais en acheter qu’un, mais lequel choisir ?” et ce qui voulait acheter un Murano se disent “ah bah moi je voulais le murano pour etre plus snob, mais si la pub me montre le Qashqai, doit y avoir une raison”. Bref, c’est bizarre.

Explication.

2. Avec Qashqai, Nissan se réinvente

Nissan a vendu entre 550 000 et 600 000 Qashqai (selon les sources) en 2007 contre 130 000 Micra. Bref, chez Nissan ce ne sont pas les petites (et horribles) citadines qui portent la marque, c’est ce SUV hybride. Avec 30% du CA de la marque réalisée par ce produit, on peut comprendre que c’est un produit stratégique pour Nissan.

Et au délà de cet aspect business, Qashqai est devenue une marque force. Aujourd’hui, ceux qui possèdent cette voiture ne disent pas “j’ai un 4×4 Nissan” mais “je roule en Qashqai” tout comme un conducteur de New Beetle ne conduit pas une volkswagen. Bref, il y a des marques qui portent des produits (pour moi, les conducteurs de Mercedes se qualifient par la marque de leur voiture plutot que par le produit) et il y a des produits qui tirent des marques et c’est le cas avec le Nissan Qasquai.

Dès lors, rien d’étonnant que Nissan mettent en avant son produit phare le Qashqai pour promouvoir le Murano quand les marques mettent en général en avant la marque pour vendre le produit. Bref, cela donne le sentiment que Qashqai devient la nouvelle marque ombrelle de Nissan. Plus qu’un produit, Qashqai est la nouvelle franchise porte étandard de Nissan.

Vioo : Exactement ce qu’il ne fallait pas faire

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Annoncé sur TechCrunch ce week-end, la fin proche de Vioo, le site féminin développé par l’équipe de Meetic. C’était à prévoir, ce site “féminin communautaire” ferme. Rien de très étonnant puisque ce site a été développé autour de 3 énormes erreurs :

 1. Copier le pire de l’existant.

Vioo a tenté de copier AuFéminin. Et le pire sur AuFéminin c’est le contenu sans saveur. La quasi intégralité des articles de ce site sont dénués de caractère, c’est de la soupe éditoriale faite pour les moteurs de recherche. Ca marchait en 2001, c’est devenu la référence depuis mais quoi qu’on en pense, ce style éditorial est voué à disparaitre. Les pseudo quizz à la cons et les articles sans intérets n’intéressent plus personne.

Bref, Vioo a recruté la Rédac Chef de AuFéminin et ils ont rédigé des articles à la con en espérant que ca allait intéresser les nanas. Des exemples ? Un article vous propose de trouver “de quelle star vous pourriez etre amie”, un autre vous fait réver sur “à quoi ressemblerait votre mariage people” et vous pouvez meme faire un test “etre vous une sainte”. Bref, de la merde. Enfin, j’exagère, il existe bien quelques contenus de qualité, mais ils ne sont pas produits par Vioo, comme les vidéo de Thomas Clément (les TomCast) qu’on retrouve sur le site.

2. Mélanger les approches

J’imagine la scène “Ah ouai mais on ne peut pas copier AuFéminin, c’est un site 1.0, nous on doit etre 2.0″ et la fille du marketing qui dit “ah bah on va créer des trucs communtaires” et le boss qui répond “ah chouette, un féminin communautaire, ca c’est cool”. Bref, Vioo est un mélange entre site féminin et site communautaire. Un mélange entre “Elle” et “MySpace” ? Super ! “Elle” ca existe déjà, et “MySpace” aussi.

Au delà de l’approche technologique / communautaire, c’est le concept global du site qui est un gros mélange de n’importe quoi. des rubriques dans tous les sens, des fonctionnalités pas claires (le fameux magazeen …).Pourquoi ne pas faire un site “tout communautaire” comme Rue89 ou HelloCoton, pourquoi ne pas faire un site vraiment intéractif ?

3. Combattre Goliath avec le Titanic

Meetic a voulu sortir l’artillerie lourde pour écraser Auféminin. Recrutement de 60 personnes pour l’équipe éditorial. Avec l’équipe technique et marketing, on doit approcher les 100 contributeurs. Comment peut on innover quand on a 100 personnes à manager ? J’ai du mal à croire qu’on puisser créer des choses innovantes lorsque l’équipe est si grosse. Quelle énergie dépensée pour rien …

By the way, quand Meetic a annoncé le lancement de Vioo leur cours de bourse a perdu plusieurs points et depuis l’annonce de la fermeture de Vioo, le cours de bourse a pris 4%. Meetic devrait se concentrer sur son coeur de métier …

Que faut-il penser de MenStyle ?

On l’a beaucoup attendu ce Vogue au Masculin. C’est aujourd’hui que sort MenStyle.fr, le site mode et tendance de CondeNast, le groupe de presse qui édite (entre autres) Vogue, GQ, AD, Wired … On y trouve des actus et des dossiers sur la mode, la beauté, le bien être, le hi-tech … sur un angle très éditorial. Voici les trois choses qui me laissent perplexe.

  • Il est nécessaire de se spécialiser sur internet

Pour percer sur les masculins, je pense qu’il faut être un « category killer ». Entendez que je ne crois pas qu’on puisse être un site généraliste si on s’adresse aux hommes. Je pense que les femmes apprécient les sites pluri-thématiques (comme Elle ou Auféminin), mais je crois que l’audience masculine se fédère plutôt autour de thématiques fortes traitées de façon profonde. Les mecs qui s’intéressent à l’automobile iront sur un site auto, et ceux qui s’intéressent au hi tech iront sur un site spécialisé ; quand à ceux qui sont à la recherche de curiosité, ils iront sur des blogs. MenStyle offre en quelque sorte « un peu de tout » pour « en voir un peu sur tout ». Donc le hi tech est abordé, tout comme la mode et l’automobile mais c’est comme dans un magazine papier ; une page par ci, et une page par là.

MenStyle

La question des thématiques est difficile sur le web, et tout comme sur le marché de la distribution, on se rend compte que pour prendre des parts de marchés il faut se spécialiser, voir se « sur-spécialiser ». Il y a avait pourtant un domaine sur lequel MenStyle aurait pu se spécialiser et apporter quelque chose de nouveau, c’est justement la mode. Aujourd’hui, il n’existe pas de site vraiment pointu et qualitatif sur la mode au masculin. MenStyle aurait pu s’y engouffrer et devenir la destination mode au masculin en ayant une approche plus fermée du « style ».

Pourquoi faut il être ultra spécialisé ? Car l’internaute est à un clic d’un site plus expert. L’internaute lit MenStyle et trouve que l’info auto n’est pas assez pointu ? En deux clics il se retrouve sur un site spécialisé. Alors que dans le papier, une fois que le client a acheté son magazine, pas évident de revenir en arrière.

  • Il n’est plus possible d’ignorer le phénomène communautaire

Deuxième chose, je pense que le site manque cruellement d’intéractivité. Sans doute des évolutions sont à prévoir là-dessus mais en terme fonctionnel, le site nous ressort les fonctionnalités de base : je peux lire l’article, l’envoyer à un ami mais en aucun cas je peux me créer un profil, commenter les articles, ajouter des éléments à un blogs … C’est dommage car certains articles de la rubrique « porno » prêtent à échange.

En fait, je trouve que MenStyle aurait été un très bon site en 2002, à une époque où on jugeait un site plutôt sur la qualité de son contenu plutôt que sur la qualité de ses fonctions. Cependant, je trouve que c’est une très bonne chose qu’un site masculin qualitatif soit lancé car pour l’instant, l’offre en site masculin est plutôt merdique. Pas la peine de donner les noms mais vous voyez sans doute de quoi je parle.

  • Pour percer sur internet, les marques éditoriales doivent créer des conversations

En conclusion, je dirais que MenStyle nous montre que les groupes de presse ont du mal à évoluer sur le web. La recette d’un magazine ne peut pas se décliner sur internet et avoir de très bons papiers ne suffit pas. Tout est dans le fonctionnel.
Il y a quelques semaines je déjeunais avec l’ancien directeur marketing d’un des plus grands groupes de presse mondiaux et nous évoquions la question. Il me demandait mon avis sur le passage du papier au web. A mon sens, il ne faut pas chercher à décliner un produit (à savoir un magazine), mais à décliner une marque (le nom du magazine). Dans le cas de MenStyle, la marque en tant que telle n’a pas d’existence sur le papier, c’est une pure création pour le web et c’était justement l’opportunité de créer une marque qui aurait été l’alliance du « style » de Vogue, du « masculin » de GQ et de l’interactivité du web. Mélangez cela et vous auriez obtenu un site où des journalistes experts vous présentent des tendances au masculin et où les hommes poursuivent la conversation.

L’idée de conversation est l’idée clé du web. Pour reprendre le titre du livre Robert Scobble « Naked Conversation », pour réussir sur le web un marque de « contenu » doit mettre son contenu au niveau de son lecteur. Les sites éditoriaux doivent créer des expériences éditoriales et sur internet, une expérience est nécessairement interactive et communautaire.
Pour conclure cette conclusion je dirais que MenStyle est un très bon portail masculin généraliste, mais je doute que ce soit cela que les hommes attendaient.

Le digital mix des sites de jeux-vidéo : Façons de faire et façons de voir.

Je ne suis pas un fan ni un expert en jeux-vidéo, mais j’ai toujours beaucoup de plaisir à visiter des sites dédiés aux jeux car les éditeurs accordent généralement beaucoup de soin à leurs réalisations. La promotion d’un jeu vidéo sur internet est un sujet particulier car cela revient à faire la promotion du produit sur le même écran que celui qui sert à le pratiquer (en tout cas pour les jeux qui se jouent sur un ordinateur). Donc contrairement à un site pour une voiture par exemple, un site de jeu vidéo doit aller beaucoup plus loin que le simple site d’information.

J’ai remarqué qu’en la matière, il y a 4 types de sites :

  • Les sites informatifs, qui présentent « à l’ancienne » un jeu
  • Les sites communautaires permettant aux fans du jeu de se retrouver
  • Les sites immersifs qui donnent plus qu’un simple preview
  • Les sites intégrés au concept du jeu.

1 - Le niveau Zero : Site informatif.

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Pour son jeu Mario Galaxy, Nintendo nous offre un site remarquable de banalité d’un point de vue de l’expérience produit. Pas d’intro vidéo pour présenter le concept du site, pas de diaporama plein écran et des parties non traduites en français.

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Dans la série, je vous conseille une balade sur le site Sim City Society … Tellement naze !!!

2 - Les sites communautaires

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A part dans le domaine du jeu vidéo, j’avoue n’avoir jamais vu de sites officiels faire un lien vers un site de fan. Ce n’est pas sur le site Mini.com qu’on verra un lien vers un site de fans de la voiture. Par contre, dans le domaine du jeu vidéo, c’est monnaie courante, pour ne pas dire systématique. Cela n’empêche pas les éditeurs de jeu de créer des communautés qu’ils hébergent sur leurs sites. Bien joué quand on sait l’importance du communautaire dans le mix marketing d’un jeu vidéo, surtout multi-joueurs. Sur le site des Sims, plus de 100 personnes connectées en simultanées et plusieurs dizaines de milliers d’inscriptions par mois.

Dans le même style, mais moins ambitieux, le site Need For Speed où les fans s’échangent conseils et expériences pour améliorer leur « drift » et optimiser les options de leurs véhicules.

3 - L’expérience immersive

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Sur internet, votre prospect dispose d’un écran, d’un clavier et d’une souris. Plutôt que de lui proposer de télécharger une démo-jouable, faites le jouer directement sur votre site. C’est ce que propose Haze (site par Soleil Noir, primé par FWA)  et Halo 3

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Sur ces sites, l’internaute ne peut pas jouer au jeu comme s’il était installé, mais peut avoir un véritable avant gout de la mécanique, et surtout de l’univers. En proposant un site plein écran et très immersif, l’internaute a plus qu’un avant gout. Beaucoup moins efficace, mais un peu plus fin, le site de Mario Kart propose à l’internaute d’utiliser le volant du jeu pour naviguer sur le site. Un petit client d’œil bien à propos.

4 - Un site qui n’est pas juste un site

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L’idée est de ne pas considérer le site internet simplement comment un canal de communication mais comme un des piliers du mix marketing. Le meilleur exemple à ce jour est World Of Warcraft qui malgré une interface moche à en pleurer propose aux utilisateurs du jeu une bourse aux objets et aux personnages et surtout un mécanisme d’abonnement (environ 12€ / mois) pour pouvoir jouer en réseau (d’ailleurs le jeu ne se joue qu’en réseau …).

A prendre et à garder …

Ce qui m’étonne sur tous ces sites est le mauvais niveau de référencement naturel. Pour presque toutes les recherches que j’ai réalisé pour cette article, les portails et forums spécialisés ressortent avant les sites officiels sur Google. D’autre part, aucun site visité ne propose de redirection automatique sur le site dans la bonne langue. Sur chaque site on est obligé de passer par la sélection du pays. C’est un peu con surtout quand on sait que ce n’est pas très compliqué de faire une redirection automatique pas IP.

Personnellement, je pense qu’il y a un rapprochement à faire entre le domaine du jeu vidéo et le domaine de l’automobile. Dans les deux cas, ce sont des produits très impliquant et sur lesquels l’envie d’échanger est importante. Les fabriquant de voitures pourraient beaucoup apprendre d’internet en voyant comment les éditeurs tels que Electronic Arts ou Ubisoft capitalisent sur le volet communautaire. 

Et pour le référencement; quelques liens en vrac. Mode, Tendances, Mannequins, Top Models, Luxe, Tom

Ce que les consommateurs attendent d’un site B2C et comment y répondre

Les marques sont sous pression : elles doivent améliorer l’ergonomie de leurs sites. Trop souvent, les marques ne se soucient pas de cet élément et conçoivent les sites comme des outils publicitaires alors qu’ils sont aussi et surtout des lieux sur lesquels les consommateurs viennent pour se renseigner sur la marque, la gamme, les produits. Dès lors, la question qu’on peut se poser est : comment les marques peuvent elles améliorer l’ergonomie de leurs sites ? Trois questions à se poser :

  • A quoi sert mon site ?

J’ai passé beaucoup de temps avec des agences interactives. Les plus grandes de Paris, sans doute les plus grandes du monde. Je n’ai jamais vu un consultant même expert me dire « vos consommateurs attendent cela, il faut leur donner ceci ». Ce que je vois, ce sont des consultants qui disent « avec ca, vous allez en mettre plein la vue ». Bref, quoi qu’on en pense, les agences interactives ne sont pas encore orientées clients, et le plus important dans la conception d’un site internet B2C est de se mettre à la place de son audience.

Volkswagen

Prenons l’exemple de Volkswagen UK, ci-dessus. En première page le site vous dit « je veux une nouvelle Volkswagen, j’en veux une d’occasion, j’en ai déjà une, je veux une flotte ». Voici les 4 scénarios utilisateur B2B, et B2C. Le site vous demande ce que vous attendez de lui, et ensuite il vous donnera les bonnes infos.

Un site internet ne doit pas être conçu autour de la vision que la marque a d’elle-même (présenter des gammes, des sous-gammes …) mais répondre à une problématique client. Si vous êtes en train de faire ou refaire votre site dites vous : « que fait t-il ici, qu’attend t-il de moi ».

Le cabinet forester a développé une méthode intéressante et surtout très structurante : le concept de différenciation basée sur l’expérience (Experience-Based Differentiation). Ils considèrent qu’il faut systématiser l’intéraction avecl’internaute pour créer de la loyauté et pour cela adopter 3 principes : etre obseder par les attentes du clients et non les caractéristiques du produits ; renforcer la marque via l’intéraction et non seulement la communication et enfin traiter les clients comme une source d’apprentissage et pas uniquement comme une source de revenu (en savoir plus)

  • Comment vais-je justifier mon investissement ?

vous ne souhaitez pas dépenser votre argent n’importe comment n’est ce pas ? Alors demandez-vous comment vous allez amortir votre site. S’il vous coute 200 000€ par an, pour 5000 visites, c’est un problème. Si c’est le contraire (5000€ pour 200 000 visites), c’est un bon investissement. Vous devez trouver l’économie de votre site et la comparer à vos autres leviers de relation client. Quel est le prix de mon internet versus le prix d’un client qui entre dans ma boutique ? Vos objectifs de ROI s’accompagneront d’une méthodologie de mesure et d’un programme de fidélisation de votre audience (newsletter, club, e-commerce). Internet n’est pas un passe temps, c’est un investissement qui doit être rentable.

Dans le cas de Volkswagen, on imagine que la marque a des moyens de savoir combien de visiteurs et combien de moyens media il faut investir pour générer une prise de rendez vous et ensuite quel est le taux d’achat.

  • Comment aller (beaucoup) plus loin que mes concurrents ?

Je formulais déjà cette remarque dans mon article sur les digital PR. Il n’y a pas que vos concurrents, meme si c’est votre obsession quotidienne. Comparez vous aux meilleurs acteurs des autres catégories. Quand je travaillais aux produits de luxe chez L’Oréal, je comparais rarement mes actions aux opérations des acteurs du luxe, car ils sont très en retard sur le web. Nike et Apple ont toujours été mes références, quels qu’eut été les domaines dans lesquels j’ai travaillé. En matière d’ergonomie et d’expérience digitale faites de même : « Qui offre l’expérience la plus qualitative ; comment puis-je l’égaler ? »

En ce moment je travaille chez l’Oréal sur les produits professionnels. L’Oréal propose des sites de très grande qualité pour ses marques (Kerastase, L’Oréal Professionnel), sans commune mesure avec ses principales concurrents Wella et Schwartzkopf. Pourquoi ? Parce qu’on ne se contente pas d’aller voir ce que font nos concurrents directs !

Et vous, quelles questions vous vous posez pour améliorer votre site B2C ?

De l’art de concevoir un portail de marque

Dans l’ère du branding ; où les marques développent des produits dans des univers parfois très distants les uns des autres ; il est fréquent de voir le catalogue d’un marque morcelé entre plusieurs sites web. Un site pour une collection de prêt-à-porter, un autre site pour les cosmétiques, encore un autre pour une gamme de livres … alors que tous ces produits portent le même logo.

Lorsque pulsieurs entreprises assurent la production de différents types de produit d’une meme marque, les points d’accès à la marque se trouvent morcelés et entretiennent une grande confusion dans l’esprit du consommateur. Chez Calvin Klein par exemple, le prêt-à-porter est réalisé par une entreprise différente de celle qui fait les parfums, elle-même distincte de celle qui réalise les sous vetements. D’ailleurs, il faudra attendre septembre 2007 pour que CK se dote d’un site web de marque …

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