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avril 15, 2008 at 23:21 · Filed under Book & Théorie, Technologies
Cette semaine je travaillais pour mon mémoire de fin d’étude (dont j’ai hâte de vous donner les bonnes pages) et je m’interrogeais sur les leviers d’une expérience digitale sur internet. J’ai relevé 4 leviers : l’interactivité, la communauté, la personnalisation et l’usabilité. En attendant de vous donner une aperçu global du sujet, je vous fait part de mes réflexions sur le concept de personnalisation sur Internet.

Coke : un des experts de l’intéractivité user-marque
L’utilisation d’identifiants et formulaires d’inscriptions, de cookies ainsi que de mots de passe permettent de personnaliser ou même d’individualiser un site internet. La personnalisation s’inscrit alors dans une logique de one-to-one avec pour finalité de fidéliser l’internaute en proposant un environnement de navigation familier et adapté. La personnalité permet la pertinence, la pertinence fidélise.
La personnalisation d’une interface, ou plus largement d’une expérience interactive, peut prendre 3 formes , plus ou moins abouties. En réalité, les formes sont illimitées, mais j’ai relevé 3 grandes formes de personnalisation : celle qui se perçoit directement lorsque l’internaute se connecte. C’est le « bonjour Mr Billon » que vous trouvez sur Amazon ou Orange ; s’ajoute la personnalisation du contenu (vos comportements nourrissent des filtres qui déterminent un contenu) et la personnalisation fonctionnelle (le site met à votre disposition des outils de personnalisation).
- La personnalisation de l’accueil
Le principe est vieux comme le monde mais est généralement apprécié des visiteurs. Il s’agit d’appeler les internautes parleur nom. Vous arrivez sur Amazon.fr, et on vous dit “Bonjour Olivier, cliquez ici pour accéder à votre compte”. La pratique est relativement simple à mettre en place bien que nécessitant que l’internaute à donné son nom au préalable.
On peut comparer cette personnalisation à l’accueil individualisé que vous réserve votre coiffeur ou votre banquier. Il vous connait, et cela vous permet de savoir qu’il vous reconnait. On peut parler de personnalisation par la mémoire. Techniquement, parfois un cookie peut suffire ; une inscription n’est pas nécessaire.
- La personnalisation de l’environnement
Sur certains sites, l’internaute s’étant enregistré et ayant utilisé son identifiant va se retrouver sur une page qui ne comporte que les rubriques ou informations le concernant. Les avantages résident dans une offre plus claire et un accès plus rapide à l’information pertinente. Il s’agit alors de connaitre les gouts et habitudes de l’internautes pour ensuite lui donner les informations qu’il attend. Sur le site Nike Plus, Nike propose aux runners qui possèdent un iPod d’acheter un accessoire Nike compatible avec l’iPod qu’ils possèdent.
Garden Escape, leader de l’offre jardinage en ligne, se base sur le code ZIP (code postal US) de ses clients enregistrés pour les accueillir sur une page correspondant au climat du domicile du visiteur. De la même façon H.P. (Hewlett-Packard) propose sur son site HP Shopping Village (aux USA) et dans la rubrique consacrée aux consommables d’établir un profil correspondant au type d’imprimante possédée pour accéder directement aux cartouches ou accessoires compatibles.
Techniquement, le comportement de l’internaute et les données qu’il communique consciement ou non au site, permette de filtrer les contenus, de les sélectionner, de les agréger.
- La mise à disposition d’outils personnalisés.
Altbookstore propose à ses visiteurs un “pense bête” sur lequel ils peuvent noter les livres à acheter à plus ou moins long terme. Le principe est le même avec l’élaboration de listes de cadeaux. Garden Escape fait de même en proposant de stocker les futur achats dans sa “brouette personnelle” mais va également beaucoup plus loin en mettant à disposition de ses clients un outil leur permettant de tracer le plan de leur jardin et de se livrer à des simulations. CD Now a constaté que les plus de 600 000 clients utilisant le service personnalisé “wish list” restaient en général beaucoup plus longtemps sur le site.
Même si il est totalement automatisé, cet environnement personnalisé va donner à l’internaute le sentiment d’être connu et reconnu par l’entreprise et lui permettre également un gain de temps non négligeable dans ses visites et ses commandes sur le site. Cette personnalisation constitue un des éléments incontournable de la fidélisation du client. Cette personnalisation peut cependant se heurter à des problèmes de complexité voir au refus des internautes de fournir les informations la rendant possible (affaire Facebook). Trop poussée, elle peut également finir par restreindre abusivement l’offre perçue par le visiteur. Quoi qu’il en soit, sur internet c’est le nerf de la guerre.
Internet = Interactivité.
février 8, 2008 at 18:58 · Filed under Mondes virtuels, Media, Technologies, Réseaux Sociaux
Vous m’auriez demandé il y a 2 semaines si je pense que les interfaces 3D ont un avenir à court terme, j’aurais répondu non. Mais j’ai changé d’avis. Il y a quelques jours j’étais chez SONY Playstation dans le cadre de mon job. Nous avons rencontré l’équipe de Playstation Home. Vous voyez de quoi je parle ?
Playstation Home
Playstation Home est un univers 3D créé par Sony pour les utilisateurs de Playstation 3 (il sont plus de 20 millions je crois …). Ce jeu/logiciel sera téléchargement gratuitement. Les utilisateurs créent leur avatar et le font évoluer dans un univers multi-joueur comme dans Second Life. Quelques différences néanmoins :
- Graphiquement cela n’a rien à voir. C’est comme si vous compariez le graphisme d’une Playstation 3 et celui d’une Game-Boy.
- L’univers n’est pas « user generated » : ce sont les studios de Sony qui, pour l’instant, créent l’univers
- L’ergonomie est très familière et vraiment ergonomique. Ca sera accessible pour des non gamers, d’une simplicité enfantine pour les autres. Aussi simple que Sim’s.
- Uniquement accessible aux utilisateurs de PS3 connecté à internet.
Pour donner du sens à cet univers, les studios de Sony se sont attelés à ne pas créer u univers vide : il y a des choses à faire ! Au-delà des gens que vous pouvez rencontrer, il y a des contenus à consulter (films, bandes annonces) et des jeux multi-joueurs : par exemple un jeu d’échec, un bowling qui donne un coté « Wii » à l’univers.
La vidéo est ici : Playstation Home
Bref, passons sur le coté Game car ce n’est pas mon propos ici. Parlons de l’opportunité pour les marques : créer des univers, des contenus, des objets, des applications.
Créer des univers : imaginez une marque qui réaliserait un endroit virtuel où aller se balader. C’est déjà possible sur Second Life, et dans Home le résultat sera encore plus incroyable : des parcs, des hotels, des stations de ski …
Créer des contenus et des objets : films à voir sur Home, clips, vidéos et également des objects (vetements, meubles) pour customiser son personnage et son appartement ? Au lancement de Home vous pourrez vous rendre dans le shopping center et acheter des fringues des marques partenaires.
Créer des applications : les gens iront sur Home pour les applications multi-users : les marques peuvent créer des jeux. Imaginez par exemple que BMW importe dans Home un jeu de voiture. Ca serait sympa non ?

YooWalk lève des fonds pour un univers 3D
Au passage, et preuve de l’intérêt des professionnels sur les univers 3D, Yoowalk, une start up française développant un site communautaire 3D, a annoncé sa première levée de fonds d’un montant de quelques “centaines de milliers d’euros”, selon les dirigeants.
Le V-Business, avenir de l’internet ?
Est-ce que les marques pourront faire du business virtuel ? Je crois oui. La preuve est Second Life. Si cela ne représente pas encore des sommes colossales, je pense que rapidement, cela deviendra un débouché. Prenez une marque de Luxe, par exemple Prada. Qui peut se payer un sac Prada ? Peu de gens. Qui en rève ? beaucoup. Qui voudrait acheter un sac prada virtuel pour son avatar en-ligne ? Je pense que cela peut représenter du monde. Au-delà de l’aspect commercial, il y a plusieurs raisons de se lancer là dedans :
- Toucher une cible jeune et peu captive aux messages des medias traditionnels. Les jeunes passent beaucoup de temps sur leur ordinateur, et ils passeront bientôt beaucoup de temps sur les mondes virtuels. Les mondes virtuels vont devenir un canal media en tant que tel.
- Utiliser les caractéristiques de ces mondes pour créer des communications interactives et communautaires. Vous avez un groupe de musique à lancer ? Plutôt que de faire un pub sur MTV ou meme plutôt que de créez un groupe sur MySpace créez un concert dans un monde virtuel, suivi d’un chat avec les gens présents.
- Recruter des nouveaux clients, vendre : Des magasins 3D plutot que des sites de e-commerce. Comme le confirme Irving Wladawsky-Berger, vice-président Technology & Strategy d’IBM, il s’agit de faire “interopérer les différents monde” en effaçant les frontières entre monde réel et monde virtuel. L’utilisation de magasins 3D dans un univers virtuel rapproche davantage le consommateur de la marque qu’un site de e-commerce puisque le consommateur intègre “physiquement” (ou tout du moins par le biais de son personnage) le produit de la marque.
Rendez vous dans 10 ans dans un monde virtuel ?
décembre 13, 2007 at 16:49 · Filed under Technologies, Club & Relation Client, E-Business
Les agrégateurs de flux tels que Netvibes, iGoogle, Live et les fonctions du nouveau système d’exploitation Vista de Microsoft devraient permettre aux flux RSS de devenir rapidement un outil standard pour le grand public. Cet outil assez simple à intégrer peut aider les e-marchands à augmenter leurs ventes et personnaliser leur relation client. Retour sur cet outil et sur 4 bonnes raisons de l’intégrer à une boutique en ligne.

1. Les flux RSS améliorent le référencement des pages
Pour rappel, le flux RSS est un fichier XML qui se met à jour en temps réel. Cela peut par exemple être un flux qui va chercher les derniers produits ajoutés au catalogue, ou les dernières promotions proposées. C’est format qui est très bien lu par les moteurs de recherche à condition qu’on respecte les quelques normes de publication. Le flux RSS doit se composer de quelques balises élémentaires : “title”, “link et “description”. Voici ici un article qui vous expliquera comment créer un flux : http://www.commentcamarche.net/www/rss.php3
Une fois votre flux créé, et pour qu’il améliore le référencement de votre site, il faudra l’enregistrer dans les principaux annuaires (les robots se chargeront ensuite le crawler). Les principaux annuaires spécialisés dans les flux RSS sont Lamoooche, Syndic8 et Newsisfree. Si vous souhaitez pouvoir obtenir des statistiques sur votre Flux RSS, vous pouvez utiliser Feedburner. Egalement, il est possible de soumettre le flux directement auprès des agrégateurs cités en début d’article.
Une fois ajouté à ces annuaires, me flux RSS va vous permettre d’améliorer votre Page Rank, et ainsi améliorer le référencement naturel de vos pages car cela sera considéré comme un nouveau lien valorisant la popularité du site car l’un des buts des flux RSS est la syndication du contenu sur d’autres site (et donc des liens supplémentaires).
Néanmoins, pour que le flux améliore le page rank, il doit etre en Html, et pas uniquement en XML. Pour aller plus loin dans le référencement dans les moteurs Yahoo Search Marketing et Voila proposent une offre payante permettant au site e-commerce de proposer l’ensemble de son catalogue en flux XML auprès des moteurs de recherche, ce qui permet ensuite d’afficher dans la page de résultat de recherche des liens ciblés vers la référence précise.
2. Les flux RSS permettent de diffuser rapidement des offres spéciales
Dans la mesure où le flux RSS se met à jour automatiquement, il est synonyme de réactivité et d’instantanéité. Imaginez que vous avez des clients qui s’inscrivent à votre flux « Bonnes Affaires », et que vous avez 100 références à destocker dans la journée : il vous suffira d’ajouter cette référence au flux « Bonnes Affaires » pour que tous les abonnés reçoivent la notification et un lien direct vers l’offre. Cela nécessite d’avoir des abonnés à votre flux (on verra cela plus loin), mais vous permet ensuite de développer des offres évènementielles de façon très rapide.
Je fais le pari que rapidement, les internautes vont délaisser les e-mails promotionnels type newsletter e-commerce pour s’abonner à des flux RSS qu’ils afficheront quand ils le veulent (ah … le bon vieux concept de Permission Marketing) et préparer dès aujourd’hui l’affichage de vos offres sur cet outil devrait vous permettre d’être en phase avec les attentes de vos clients. Surtout, la plupart des logiciels et site de messagerie en ligne proposent des fonctionnalités de lecteur RSS. Par rapport à l’e-mail, le flux RSS est moins complexe à intégrer, n’a pas de cout associé en création et en routage. Je vous l’accord, pour l’instant l’utilisation reste confidentielle donc vous ne pouvez pas remplacer les newsletters par les flux RSS.
3. Les flux RSS pour proposer affiner la relation client
Les newsletters des sites marchand sont généralement sur un format standard et envoyées de façon générique à tous les clientes (avec évidement quelques paramètres de personnalisation) mais avec les flux RSS vous pouvez créer une offre d’information sur mesure pour vos clients. Vous remarquez qu’une partie de votre clientèle n’achète que les nouveautés DVD en import ? Proposer leur un flux avec les nouveaux arrivages sur cette catégorie. Idem, vous proposez des ventes privées sur beaucoup de secteurs (luxe, mode, vaisselle…) proposer à vos clients de créer des flux sur les produits qui les intéressent. Vous augmenterez en pertinence.
Comment faire adhérer vos clients à vos flux ? Tout d’abord passer par du datamining pour identifier les catégories susceptibles de faire l’objet d’une catégorisation en flux RSS. Trouvez les clients qui sont intéressées par ces offres et proposez-leur (via une notification mail ou un alerte lors du processus d’achat ?) de recevoir en temps réel les nouveautés sur cette catégorie. Ajoutez y un « mode d’emploi » pour expliquer comment utiliser les flux RSS et le tour est joué. Personnellement, j’utilise les sites de réservation de voyages pour mes week end. Uniquement là-dessus. Le site qui me proposera un flux RSS avec uniquement les offres de week end en Europe me satisfera à coup sur …
Sur son nouveau site (bravo FullSix), la Fnac propose des flux RSS par catégorie de produit et une aide à destination de ses visiteurs (Cliquez ici) Bien joué la Fnac !
4. Les flux RSS comme nouvel outil publicitaire
Le nerf de la guerre pour un site e-commerce c’est l’acquisition de trafic, et généralement l’affiliation. Et votre flux RSS peut intéresser vos affiliés qui l’utiliseront comme nouvel outil publicitaire. Le flux RSS à l’avantage d’avoir un format très informatif et n’est pas perçu comme de la publicité. D’autre part, vu qu’il est en format non graphique, il s’adapte automatiquement au format qu’on lui offre. Vous pouvez par exemple proposer aux affiliés d’afficher les bonnes affaires, ou les best sellers. Et comme il est possible de tager un flux, votre affilié sera commissionné comme sur une bannière classique.
Nous le disions tout à l’heure, les flux se mettent à jour automatiquement. C’est là le grand avantage de cet outil dans une offre d’affiliation car généralement, c’est l’affilié qui doit mettre à jour manuellement les bannières publicitaire. Là, c’est vous qui choisissez ce que vous allez afficher sur vos sites affilié.
eBay propose par exemple cette offre à ces affiliés en leur permettant de créer un flux qui affichera les dernières offres sur des requètes prédéfinies. http://affiliation.ebay.fr/programme-affilies/generateur-de-flux-rss.html.
Ce qui faut en retenir : Ajouter un flux RSS permet à votre site de :
- Améliorer son référencement naturel en créant des nouveaux liens vers ses produits
- D’augmenter votre réactivité et de palier à la désaffection pour les newsletters
- De proposer des informations très ciblées en fonction des attentes de vos clients
- D’augmenter votre offre à destination de vos affiliés.
décembre 12, 2007 at 16:42 · Filed under Bouche à oreille, Technologies
Voilà ! Le iPhone est disponible ! Le nouveau téléphone d’Apple propose un navigateur internet et bien qu’il soit en principe possible de consulter tous les sites, certaines marques lancent des sites spécialement adaptés à l’Iphone. Navigation simplifiée, format adapté, et contenus spécifiques. Deux marques de luxe ont annoncé ces derniers jours le lancement d’un site spécifique : Tout d’abord Jean Paul Gaultier qui, après Second Life, souhaite promouvoir son parfum Fleur du Mâle sur l’iPhone et Dior pour Midnight Poison.
Gaultier a créé un site dédié au téléphone accessible à l’adresse : http://iphonefleurdumale.com jusqu’au 29 décembre. Le site joue la carte de la promo et propose de découvrir en exclusivité le premier des quatre morceaux de Hey Hey My My, un jeune groupe français ainsi que des fonds d’écran au format iPhone. Bien joué, car la première chose que les clients iPhone souhaiterons faire c’est customiser leur téléphone en ajoutant des morceaux à leur iTunes et en modifiant le fond d’écran …

Christian Dior n’est pas en reste, et pour le lancement de son parfum Midnight Poison, la marque joue également la carte de la mobilité. Conseillé par l’agence Kassius, Dior permet de découvrir toute la légende du parfum Midnight Poison sur iPhone à cette adresse www.midnight-poison.com. Interviewé par le JDN sur le sujet, Nathalie Lemonnier de Dior Parfum explique que les internautes « s’emparent et s’approprient tous les éléments de communication dès le lancement des campagnes. », ce qui justifie donc de proposer des goodies à télécharger depuis son iPhone.
A propos : Créer un site pour Apple iPhone
La réalisation d’un site au format iPhone n’est pas très complexe, mais induit des contraintes techniques spécifiques à ce téléphone. Tout d’abord, l’iPhone ne lit pas Flash (la plupart des sites de marques sont en Flash), il vous faudra donc créer en html. Ensuite, l’écran pivote à 90° et il faudra donc prévoir une version « large » et une version « haute » du site.
Les spécifications techniques complètes ainsi que le guide pour développer un site pour iPhone sont disponibles ici : http://developer.apple.com/iphone/devcenter/. Quand aux dernières créations et applications pour iPhone, Apple les rassemble là : http://www.apple.com/webapps/ . Et pour terminer, je vous ai trouvé un petit logiciel qui permet de voir votre site en format iPhone. http://www.marketcircle.com/iphoney/. On ne dit pas merci ?
novembre 10, 2007 at 18:41 · Filed under Media, Technologies
La publicité contextuelle est celle qui consiste à afficher des publicités en fonction du contenu d’une page. Un internaute surfe sur la rubrique automobile d’un site internet, le portail affichera automatiquement des publicités sur l’automobile. Les outils de publicité contextuelle analysent le contenu d’une page, déterminent les mots clés, et vont afficher des publicités (ou annonces sponsorisées adaptées). Aujourd’hui ce marché représente plus de 40% des investissements publicitaires en ligne. La raison ? l’efficacité.
L’étape suivante, c’est la publicité comportementale (Behavioral Targeting pour nos amis américains) : votre comportement sur internet va déterminer un profil d’internaute, et en fonction du profil qu’on vous a associé, on vous affichera un type de publicité particulier. Votre compte mail indique que vous avez 30 ans ? Vous avez récemment cherché des informations sur l’Audi A3 sur le moteur Yahoo ? Vous avez effectué une recherche sur le nouvel iPod nano dans Kelkoo ? Et bien pendant plusieurs semaines, les sites qui utilisent ces outils de publicités comportementales vont vous proposer des publicités en relation avec ces produits : publicité pour la nouvelle Golf, pour iTunes …
De la même façon, si vous avez effectué une recherche sur ‘achat fleurs’, les sites sur lesquels vous allez naviguer ensuite vous diffuseront des publicités pour les sites de ventes de bouquets. Bien joué non ? La finesse de la technique va jusqu’à associer des cycles d’achat aux produits : l’intérêt pour « achat fleurs » sera de 2 jours car l’achat se fait rapidement. Dès lors, aucun intérêt de diffuser des publicités pour Aquarelle pendant 10 jours. Passé 2 jours, l’achat est fait, en principe.
Alors quelle est la différence avec la publicité contextuelle ? La publicité contextuelle s’affiche en fonction du contenu de la page où vous êtes, la publicité comportementale s’affiche en fonction de votre parcours sur internet et de votre profil : on s’intéresse à votre comportement en tant que consommateur, et à vos centres d’intérêt. La seconde technique travaille sur un profil typique, alors que la publicité contextuelle cherche à identifier la préoccupation immédiate.
Pour l’internaute, et dans une perspective de protection de la vie privée et des données personnelles, on peut voir ici l’avènement d’une publicité « Big Brothers ». Mais pour l’annonceur, les agences media, et les supports, c’est génial : Cela va augmenter le taux de clic, et de conversion. Pour mieux comprendre le potentiel de cette offre, voici ses 3 principales dimensions :
- CRM : De la relation client à la rétention client :
Une fois que l’outil « accroche » un client potentiel, et qu’elle a affiné son profil, il convient de créer une offre qu’elle ne peut pas refuser. Votre internaute a manifesté un intérêt pour le parfum Lancôme Hypnose, il habite dans le 16e arrondissement ? Proposez lui par exemple une bannière Marionnaud avec une double offre : achetez Hypnose en ligne (frais de ports offerts) ou téléchargez un bon de réduction pour un achat dans un magasin en bas de chez vous. L’idée est ici de donner l’information au client avant qu’il ne la réclame.
- Améliorer la « Branding awarness »
En tant que marque, vous n’avez pas forcement envie d’être connu de tous. Tout du moins, vous ne souhaitez pas investir pour vous faire connaitre de tous. Néanmoins, vous pouvez souhaiter vous faire connaitre de certaines personnes en particulier. La marque Vuitton souhaitera communiquer auprès d’une cible CSP+, touristes, aisés … mais il serait opportun d’utiliser la publicité comportementale pour cibler tous les internautes qui manifestent un intérêt pour une marque directement concurrente.
- Améliorer le ROI : diffuser moins, cibler mieux, vendre plus
Le taux de clic d’une bannière, mais aussi la traçabilité et la performance deviennent les facteurs clés de réussite d’une campagne. Dans la mesure où internet est un média privilégié pour mesurer directement les résultats, autant jouer cette carte à fond. Et sans surprise, la publicité comportementale set tout comme la publicité contextuelle est une application pertinente sur la question de l’optimisation des investissements publicitaires.
Plus largement, cet un outil pour le marketing de mieux cibler, mieux parler, mieux répondre. En suivant les intérets du consommateur et son profil, il devient possible de créer des publicités sur mesure qui « parlent » à l’audience cible.
Pour l’instant, la plus grosse offre européenne semble être celle de Yahoo. Le portail international a lancé le 1er octobre une offre qui permet aux annonceurs de diffuser leurs publicités sur des cibles construites autour d’offres produits. Autre acteur incontournable, et forcé de s’adapté avec le développement de Facebook, Myspace. MySpace a présenté deux outils pour monétiser son audience, via la publicité et le ciblage comportemental. Le premier est un outil publicitaire pour les PME et particuliers. Disponible en 2008, il permettra de créer, de personnaliser et de cibler une campagne de publicité sur le réseau, grâce à un outil propriétaire : Hyper Targeting. Lancé discrètement en juillet dernier, ce dernier offre différents critères (géographiques, démographiques, intérêts etc.) pour opérer un ciblage. 10 catégories sont aujourd’hui disponibles, mais une centaine de sous divisions sont en cours de développement. La force de Myspace : etre un lieu de contenu (user generated) et un lieu social (les internautes renseignent des caractéristiques socio-géographiques). Cela permet au site de déterminer qui vous êtes, et ce que vous aimez.
Une étude de cas de Yahoo menée sur le secteur automobile promet une augmentation phénoménale du taux de clic. Je vais essayer de tester ces offres dans le cadre de mon job, et si ca marche, je vous en reparle …
septembre 20, 2007 at 9:37 · Filed under Media, Technologies
Inspiré des Widgets, la nouvelle offre publicitaire de Google baptisée “Google Gadget Ads” permet aux annonceurs de développer en HTML ou en Flash des bannières publicitaires interactives à intégrer sur les sites du réseau AdSense, sur des pages traditionnelles ainsi que sur son ordinateur. Ces nouveaux formats publicitaires permettent à des marques de combiner contenu, interactivité et branding.
- Du contenu : Le gadget publicitaire est conçu comme un lecteur de contenu. Il puise par exemple dans un flux RSS ou un API une information qui sera retransmise dans la publicité. Pour le lancement de l’Altima Coupé, Nissan vient par exemple de présenter un gadget qui offre l’état du trafic en temps réel en utilisant la technologie Google Map.

- De l’interactivité : Ces gadgets sont conçues comme un mini site et peuvent offrir des fonctions avancées. Par exemple, sur son gadget, Honda propose aux internautes de poser des questions aux personnages de la campagne et la réponse arrivera via une video.

- Du branding : Ces gadgets restent avant tout des formats publicitaires et la marques est présente. Mais l’avantage pour la marque réside dans la liberté créative offerte par le support qui offre beaucoup moins de contraintes de poids.
Avec ce service, Google va permettre aux annonceurs d’exprimer leur créativité via un contenu qu’on espère plus original et plus interactif. Le succès de ces bannières dépendra je pense de leur dimension pratique ou créative. Google permettra aussi aux annonceurs de bénéficier d’analyses d’impact poussée. Il sera possible de voir comment l’internaute a utilisé le gadget : quels sont les boutons cliqués, le son a t-il été activé, la personne a t-elle téléchargé un goodies ? ajouté à ses flux RSS ?
On s’en doute, avec ce nouveau format Google devrait creuser enore son avance face aux concurrents Yahoo et MSN. Surtout, c’est une réponse au besoin des annonceurs de bénéficier de campagnes visuelles et créatives mais sans pour autant concéder la puissance et la pertinence de Google Adwords. Pour information, selon une étude réalisée par le fonds d’investissement William Blair & Co et l’agence de search marketing AdGooroo, 90 % des 500.000 annonceurs recensés sur le marché du search ont choisi le groupe de Sergei Brin et Larry Page. Cette nouvelle offre va sans doute terminer de convaincre les 10 % d’annonceurs googlephobes …
Via Journal du Net.