mars 20, 2009 at 13:38 · Filed under Réseaux Sociaux
Dans le cadre du lancement d’Ykone, on a testé pas mal d’outils pour recruter une audience qualifiée. Les blogs, évidement, Google Adwords, bien entendu et plus recemment Facebook. Sur Facebook on y est vraimetn allé en mode “test” avec un micro budget de 25€ sur une semaine.
L’outil est vraiment génial. Bon, les bannières sont un peu light, mais les outils de ciblages sont très avancés. Pour Ykone par exemple; on a diffusé notre bannière avec ce ciblage : “You are targeting women between 20 and 30 years old in France who like Armani, Balenciaga, Valentino, Burberry, Calvin Klein, Chanel, Christian Dior, Diesel, dolce & gabbana, Fashion, Givenchy, Gucci, Prada, Versace, Kenzo, or Yves Saint Laurent and speak French”.
Les premiers résultats ; on a diffusé la publicité plus de 600 000 fois.

mars 19, 2009 at 13:25 · Filed under Top Brands
Google a dix ans et a ouvert un sité dédié à son premier decade. Une super frise qui présente 10 ans d’innovations par Google. La plus belle roadmap du mode, la plus belle web company de l’histoire. Who’s next ?

février 9, 2009 at 14:30 · Filed under Non classé
Et voilà. Ca fait un an qu’on bosse sur ykone.com et c’est enfin en ligne. Pas la peine d’en dire des tonnes, c’est en ligne.En “Une” en ce moment, notre semaine spéciale Dior Homme. Tous les jours un nouvel article, une nouvelle raison de venir.
janvier 9, 2009 at 11:28 · Filed under Media
Une étude assez fouillée du Journal Du Net présente un aperçu des grandes évolutions fonctionnelles des sites de presse américain.

On y constate plusieurs tendances lourdes :
- Des sites qui ne sont pas que des sources d’information, mais également des sources de services. Météo et programme TV sont les “must” des sites de presse. Des informations qu’on trouve générale en fin de magazine en presse mais accessible dès la home page sur le web. Un moyen de fidéliser l’audience.
- La fin des Podcast. La prétendue révolution des année 2005-2007 est désormais enterrée. Plus personne ne s’intéresse aux podcast. Et c’est pas plus mal. Le mix RSS + Vidéo n’étant pas encore adapté aux usages numériques.
- Pas de “User Content”, mais du “Social” bookmarking. Les sites permettent aux lecteurs de partager un article, parfois d’y mettre un commentaire mais la presse n’autorise pas encore les lecteurs à collaborer avec les journalistes. Le modèls “Le Post” ne fait pas encore d’émules aux USA.
- Merci AdWords : 100% des sites utilisent la publicité contextuelle.
L’article est ici
janvier 8, 2009 at 7:07 · Filed under Technologies, E-Business
Paypal, le géant du paiement sur internet est aujourd’hui en situation de quasi monopole pour la collecte des paiements simplifiée sur le web. Une solution efficace certes, mais pas adaptée à tous les types de paiements. Les associations par exemple, qui recueillent 2 types de paiements : les dons et les cotisations, n’avaient jusqu’alors pas d’outils efficace pour collecter ces fonds.

Grace à Izi Collecte, une jeune start-up française (sélectionnée par le Web08), apporte une solution très efficace, économique et simple à intégrer pour les associations qui souhaitent utiliser leur site web pour collecter des dons. L’outil, très sophistiqué, permet également aux donateurs d’inviter leurs connaissances à donner.
Le business model de l’entreprise est efficace puisque tout comme pour le traitement des dons, le service d’IZI-collecte est accessible sans frais de mise en service, ni abonnement. Seules les transactions bancaires sont facturées au tarif fixe de 0,95 € TTC.
Si vous êtes impliqué dans la vie d’une association, je suis sur que cela vous intéressera …
A voir, leur sympathique vidéo sur YouTube.
janvier 6, 2009 at 17:32 · Filed under Top Brands
Steve Jobs, CEO de Apple se prend des vacances. C’est bien mérité.
Le communiqué de presse est visible ici
janvier 6, 2009 at 11:10 · Filed under Media
J’arrive ce matin sur LeFigaro.fr et là, que vois-je ? un avion de chasse en overlay sur la home page. C’est en fait une pub pour le CIC qui communique sur son Livret. Je ne me suis pas intéressé au message de la publicité mais j’ai trouvé que faire passer un avion de chasse au dessus des images de Gaza en ruine, c’était de très mauvais gout …

décembre 19, 2008 at 13:36 · Filed under Luxe, Ergonomie, E-Business
Vu tout à l’heure via une bannière sur LeMonde, un nouveau site deluxe de vente en ligne de montres. Le concept du site est d’avoir recréé une sorte d’avenue online (façon avenue Montaigne) et de consacrer un corner / boutique à chaque marque. Vous vous baladez sur le site comme vous descendriez une avenue et si la vitrine vous interpelle, vous pouvez entrer. Mais,
Je n’y crois pas.
Tout le monde semble croire que pour « prolonger l’expérience » des marques de luxe sur internet, il faut faire de la 3d, de l’immersif, de la vidéo … Bref, il semble qu’il serait évident qu’une marque de luxe, lorsqu’elle se lance dans le e-commerce, soit condamnée à créer des sites absolument non ergonomiques, pour ne pas dire impraticables.
Donc, quand vous êtes DELL ou APPLE, vous avez le droit de faire un site pratique, efficace, rapide, ergonomique, mais quand vous avez le malheur d’appartenir au groupe Richemont ou LVMH, pas de bol, vous devez faire du waouh. Bullshit.

Les marques de luxe et de mode doivent repenser la notion de luxe sur internet.
Dans une boutique Cartier par exemple, le luxe c’est l’esthétique, l’accueil, le choix …

Pour autant, est ce qu’il faut transposer ces règles sur le web ? J’en doute. Les marques doivent se demander « c’est quoi le luxe sur internet », ou autrement formulé « comment utiliser internet pour créer une relation de luxe avec mon consommateur ». Pour moi, ce luxe ca serait plutôt :
- Un numéro que je peux appeler (ou quelqu’un qui me rappelle dans l’instant) si je vois un produit et que je veux qu’un conseiller se charge de m’envoyer ce produit. Car, soit dit en passant, pour moi le luxe c’est de ne pas avoir à saisir moi-même mon adresse de livraison, mon numéro de carte bleu et mon code porte.
- Un site qui se charge très vite et qui ne me fais pas perdre de temps. Si je veux m’offrir un beau moment, je vais place Vendôme. Si je veux aller vite, je vais sur internet. Le luxe, c’est qu’on me fasse gagner du temps
- Un site qui ne me demande pas de réfléchir. Les interfaces riches (en vidéo) sont souvent peu claires. Où cliquer pour agrandir ? Comment faire retour ? Bref, le luxe c’est « don’t make me think ».
- Un site qui fait comme si l’écran n’était pas une limite, comme si le fait que je sois devant un écran ne m’empêche pas de voir les détails du produit. Pour moi, le luxe c’est une reproduction en 3D du produit qui me montre à quoi le produit ressemble exactement, et non pas un jpg. Sur Watch Avenue, l’interface est en 3D, mais les produits ne le sont pas. J’en ai rien à faire qu’on me reproduise une vitrine en 3D, ce n’est pas ce que j’achète.
Voici en gros 4 raisons pour lesquelles je ne crois pas à ce type de site. Bon, là il faut dire que ce site est particulièrement mal conçu, et qu’il existe je vous l’accorde des exemples d’interfaces riches relativement ergonomiques, par exemple sur le site Fauchon.
Les marques de luxe devraient aller voir ce que font les meilleurs marchands du web. Chez Apple, vous pouvez joindre un conseille par chat ou par téléphone, chez Amazon, on ne vous demande pas de saisir votre CD ou votre adresse, une fois que vous l’avez donné, on l’enregistre. Chez Dell, vous pouvez consulter les avis des autres clients. Le luxe c’est ca. Et le problème c’est que les marques de luxe ont oublié de faire une mise à jour.
décembre 1, 2008 at 11:21 · Filed under Stratégie, Media
Ca fait déjà quelques semaines qu’on en parlait, voici arrivé le nouveau Vogue. La division Web du groupe Condénast, dirigée par Carole Zibi a en effet annoncé la semaine dernière le lancement de la nouvelle version de Vogue.fr.
Le site n’est pas complètement nouveau car il ne s’agit « que » d’une traduction (ou plutôt une localisation) du Vogue italien, déjà remixé il y a quelques mois.
Cette nouvelle version apporte, outre une nouvelle interface graphique, de nouvelles rubriques et plus de rich media. On notera surtout la collaboration avec la brillante Garance qui animera désormais une rubrique orientée « Street Style ».

Pour Vogue c’est également l’occasion de mettre la main sur l’inventaire publicitaire de Garance, quelque peu en friche ces derniers temps (Garance est à ma connaissance en régie chez W2, une division du groupe Lycos Europe qui semble être en train de faire faillite …).
Bref, pour reprendre les propos de Carole Zibi, le nouveau vogue se présente comme un endroit « d’expertise et d’inspiration sur tous les territoires d’expression de Vogue : la mode, la beauté, la culture. Pour cela nous allions le meilleur de deux mondes : la sélectivité du magazine et l’instantanéité et la richesse des contenus de l’internet ».
Stop le CtrlC / CtrlV du communiqué de presse. Je suis sur qu’après ma tirade sur le dernier MenStyle et mon post sur Vioo, vous espérez que je vous livre mes commentaires. Et bien les voici :
Sur l’interface
Je suis un peu déçu de l’esthétique du site. Si je suis un fan inconditionnel de la D.A. du Vogue papier, je trouve que le site a un design trop « à l’américain », c’est-à-dire qu’il use trop des dégradés et des blocs carrés. L’interface est globalement peu lisible et n’est pas vraiment différente de la précédente version. Est-ce que Fabien Baron (D.A. de vogue ) a vu cette esthétique ?
J’ai du mal à expliquer quel est l’intérêt d’avoir placé un gros bouton « L’esprit Vogue online » au dessus du logo. Sans doute est ce pour insister sur le fait qu’il s’agit du site de Vogue ? Je pensais que cela allait de soit. Concernant la publicité, je la trouve là aussi un peu trop présente. Je ne crois pas au double format par page sauf en cas d’habillage, mais ici, on a 2 formats par page et à mon sens cela minimise l’impact de chaque campagne.
Le menu me laisse lui aussi un peu perplexe. Pour accéder à une sous rubrique, on est obligé de passer par la rubrique principale (pas de menu déroulant en sorte). Peu pratique quand on veut accéder à sa rubrique favorite.
Sur les contenus
Les thèmes abordés sont en phase avec ce qu’on aime dans le magazine. L’historique des défilés est d’une grande richesse (il l’a toujours été) mais les articles sont courts et souvent sous forme de news. Résultat, on n’apprend pas forcément plus que sur d’autres sites, surtout que la rédaction de Vogue est un peu moins réactive que les blogs qui publient très rapidement. Autant le magazine a une vraie valeur ajoutée sur les dossiers et les décryptages, autant là on ne retrouve pas cela.
La nouvelle version joue beaucoup sur l’usage des vidéos, mais faut d’avoir utilisé la technologie Flash pour les diffuser (comme le font 90% des sites vidéos), le résultat est pas aussi ergonomique et fluide qu’on pourrait l’espérer. D’ailleurs, les images du site sont souvent de mauvaise qualité (due à une trop grosse compression).
Sur l’approche
Je suis à 200% pour une collaboration entre Garance et Vogue.fr, tout comme le Vogue US collabore avec Sartorialist, mais je trouve dommage que l’aspect social du site s’arrete là. Car s’il y a bien un sujet auquel je crois c’est le potentiel communautaire d’un site sur la mode (ca ne vous aura pas échappé) et je regrette que cette nouvelle version ne soit pas l’occasion de mettre du social à tous les étages. Commentaires, avis des lecteurs, groupes, espace membre, bref, vous voyez de quoi je parle.
D’autre part, Vogue compte dans son équipe de rédactrices les plus brillantes plumes de la mode, les plus garndes expertes. Je trouve dommage que ces gens n’aient pas plus la parole sur le site. On voit sur le site NYMAg/Fashion aux US qu’un blog a été créé (The Cut) pour donner la parole aux éditeurs du site, et j’aurais souhaité voir sur le site Fr une plus grande place laissée aux plumes du magazine et à ses invités (je pense notamment aux photographes de mode)
Stephane Zibi, qui s’avère être le frère de Carole Zibi parle sur son blog de nouvelles évolutions pour 2009 sur les sites du groupe CondeNast et du lancement prochain de Style.fr. On attendra.
novembre 25, 2008 at 14:50 · Filed under Top Brands
Bravo au studio Magu Design pour la réalisation du site Chabal Le Duel. Le seul site qui permet d’avoir une star au téléphone. I love it, Try it.

novembre 25, 2008 at 11:09 · Filed under Perso, Réseaux Sociaux
Le site sur lequel je bosse avec Mathieu aka Materialiste depuis quelques mois est en ligne. Pour l’instant Ykone.com est 100% éditorial et deviendra bientot très communautaire. Le projet consiste a créer le premier media social dédié à la mode. Un mélange entre un site de contenu (composé d’un magazine et d’une encyclopédie) et un site communautaire. Si l’idée vous plait, laissez votre mail pour “recevoir une invitation” et vous pourrez par la suite accéder à la beta communautaire.
Qu’est ce qu’on y trouve ?
Pour l’instant Ykone c’est surtout une encyclopédie de la mode. Pour l’instant il y a un peu plus de 200 articles mais il y en aura près de 1000 avant noel. On y parle des créateurs (dont mes préférés Alber Elbaz, Renzo Rosso, Tom Ford, Alexander McQueen …), des marques (sans échapper aux incontournables comme Dior, Chanel, Prada, Fendi … et en donnant aussi de la place aux marques plus exclusives comme Gaspard Yurkeviech, Miu Miu …).
Je ne vous cache pas qu’en travaillant sur ce projet je me suis découvert une passion pour les mannequins. Je suis désormais un inconditionnel des travaux de David LaChapelle, Mario Sorrenti sans oublier Terry Richardson. Coté models c’est évidement Daria Werbowy qui a la palme mais Lily Donaldson n’est pas loin non plus.
C’est quoi la nouveauté ?
Pour l’instant, la nouveauté c’est le contenu. Il y a beaucoup de sites qui parlent de mode sur le web (dont d’excellents blogs), mais notre objectif est d’adopter une approche différente, plus encyclopédique. On essaye aussi de mettre l’accent sur les collaborations et les parcours. Qui a travaillé où ? Et qui travaille avec qui ? Qui inspire qui ?Mais la vraie nouveauté arrivera après noel quand tout le monde pourra s’inscrire sur Ykone et faire de ce site un espace communautaire. Commenter les articles, dire les marques que l’on aime, partager les photos de son look, échanger ses bonnes adresses … Bref, on essaye de faire de ce site un site à la fois pratique et interactif.
Qui a créé Ykone ?
Mathieu Lebreton et moi travaillions chez L’Oréal lorsque nous avons souhaité créer ce site, en Mars 2008. Nous avons rapidement constitué une équipe de journalistes pour que l’encyclopédie de la mode commence à prendre vie. Cette équipe se compose d’Alexia, Chloé, Alicia et Pierre-Edouard et devrait rapidement s’agrandir. De nouvelles plumes arrivent en décembre.L’équipe technique se compose de 5 personnes. 3 développeurs, un intégrateur et un chef de projet travaillent depuis l’été sur le projet. Pour orienter notre direction artistique, nous avons collaboré avec Loic Sattler, un directeur artistique de talent. Coté Marketing, Laura vient de nous rejoindre. Elle était avant chez L’Oréal. Depuis le mois d’octobre nous sommes hébergé au sein de l’incubateur de Sciences Po Paris près du Bd St Germain et nous sommes accompagnés par le cabinet Debevoise.Je vous en dis plus très bientot !
novembre 25, 2008 at 10:12 · Filed under Stratégie
Afin de s’offrir un peu de visibilité sur les blogs, Mumm a médiatisé via Matérialiste sa dernière opération en date. La marque G.H. MUMM est en effet l’un des partenaires de la nouvelle expédition les plus importantes de Mike Horn, laquelle lui fera parcourir les 7 continents pendant près de 4 années.
A chaque grande étape de l’expédition Mumm est présent et offre quelques bulles de champagne ainsi qu’un diner étoilé à Mike Horn. Il est intéressant de voir que la maison MUMM fait parler d’elle sur le web grace à cette opération en pleine période de noel où les ventes de champagne sont déterminantes. L’opération est un vrai succès puisque des dizaines de sites reprennent l’info. Bien vu.
novembre 12, 2008 at 17:09 · Filed under Top Brands, Stratégie, Book & Théorie
Tout le monde le dit, les campagnes Nissan pour Qasqai sont magnifiques. Mais je dois dire que j’ai été très surpris par la campagne Nissan pour le Qasqai + le Murano. En effet, il est rare de voir une publicité qui vante les mérites de 2 produits. D’autre part, cela donne le sentiment que Qashqai s’affirme comme une marque, non seulement un produit.

1. Les publicités vendent des produits, des gammes ou des marques. Et c’est comme ca
Si vous observez le paysage publicitaire vous verrez qu’une campagne de pub a pour objectif soit de vous faire aimer une marque (campagne de branding) soit de vous faire aimer un produit (voire une gamme de produit). Mais la publicité ne donne pas le choix.
On a parfois des campagnes multiproduit dans le cadre d’une opération de co-branding. Par exemple Mc Donald s’associe à UNO pour monter une animation point de vente. Mais c’est une opé-spéciale où deux marques réalisent un partenariat pour vendre un produit (un big mac). On a également le cas des produits sous licence, par exemple quand on vous vend une 206 Quicksilver. Ca a beau etre l’adjonction de deux marques (Peugeot et QuickSilver), ce qu’on vend in fine, c’est un produit.
Bref, la nouvelle pub Nissan déroge aux codes traditionnels de la publicité car elle présente deux produits. Un 4×4 urban proof plutot sympa et mignon qui affronte un 4×4 pouet pouet un peu BCBG. Les clients qui auraient pu vouloir acheter un Qashqai se disent “oh bah mince alors, yen a deux, mais je vais en acheter qu’un, mais lequel choisir ?” et ce qui voulait acheter un Murano se disent “ah bah moi je voulais le murano pour etre plus snob, mais si la pub me montre le Qashqai, doit y avoir une raison”. Bref, c’est bizarre.
Explication.
2. Avec Qashqai, Nissan se réinvente
Nissan a vendu entre 550 000 et 600 000 Qashqai (selon les sources) en 2007 contre 130 000 Micra. Bref, chez Nissan ce ne sont pas les petites (et horribles) citadines qui portent la marque, c’est ce SUV hybride. Avec 30% du CA de la marque réalisée par ce produit, on peut comprendre que c’est un produit stratégique pour Nissan.
Et au délà de cet aspect business, Qashqai est devenue une marque force. Aujourd’hui, ceux qui possèdent cette voiture ne disent pas “j’ai un 4×4 Nissan” mais “je roule en Qashqai” tout comme un conducteur de New Beetle ne conduit pas une volkswagen. Bref, il y a des marques qui portent des produits (pour moi, les conducteurs de Mercedes se qualifient par la marque de leur voiture plutot que par le produit) et il y a des produits qui tirent des marques et c’est le cas avec le Nissan Qasquai.
Dès lors, rien d’étonnant que Nissan mettent en avant son produit phare le Qashqai pour promouvoir le Murano quand les marques mettent en général en avant la marque pour vendre le produit. Bref, cela donne le sentiment que Qashqai devient la nouvelle marque ombrelle de Nissan. Plus qu’un produit, Qashqai est la nouvelle franchise porte étandard de Nissan.
novembre 10, 2008 at 21:28 · Filed under Stratégie, Media, Réseaux Sociaux
Annoncé sur TechCrunch ce week-end, la fin proche de Vioo, le site féminin développé par l’équipe de Meetic. C’était à prévoir, ce site “féminin communautaire” ferme. Rien de très étonnant puisque ce site a été développé autour de 3 énormes erreurs :
1. Copier le pire de l’existant.
Vioo a tenté de copier AuFéminin. Et le pire sur AuFéminin c’est le contenu sans saveur. La quasi intégralité des articles de ce site sont dénués de caractère, c’est de la soupe éditoriale faite pour les moteurs de recherche. Ca marchait en 2001, c’est devenu la référence depuis mais quoi qu’on en pense, ce style éditorial est voué à disparaitre. Les pseudo quizz à la cons et les articles sans intérets n’intéressent plus personne.
Bref, Vioo a recruté la Rédac Chef de AuFéminin et ils ont rédigé des articles à la con en espérant que ca allait intéresser les nanas. Des exemples ? Un article vous propose de trouver “de quelle star vous pourriez etre amie”, un autre vous fait réver sur “à quoi ressemblerait votre mariage people” et vous pouvez meme faire un test “etre vous une sainte”. Bref, de la merde. Enfin, j’exagère, il existe bien quelques contenus de qualité, mais ils ne sont pas produits par Vioo, comme les vidéo de Thomas Clément (les TomCast) qu’on retrouve sur le site.
2. Mélanger les approches
J’imagine la scène “Ah ouai mais on ne peut pas copier AuFéminin, c’est un site 1.0, nous on doit etre 2.0″ et la fille du marketing qui dit “ah bah on va créer des trucs communtaires” et le boss qui répond “ah chouette, un féminin communautaire, ca c’est cool”. Bref, Vioo est un mélange entre site féminin et site communautaire. Un mélange entre “Elle” et “MySpace” ? Super ! “Elle” ca existe déjà, et “MySpace” aussi.
Au delà de l’approche technologique / communautaire, c’est le concept global du site qui est un gros mélange de n’importe quoi. des rubriques dans tous les sens, des fonctionnalités pas claires (le fameux magazeen …).Pourquoi ne pas faire un site “tout communautaire” comme Rue89 ou HelloCoton, pourquoi ne pas faire un site vraiment intéractif ?
3. Combattre Goliath avec le Titanic
Meetic a voulu sortir l’artillerie lourde pour écraser Auféminin. Recrutement de 60 personnes pour l’équipe éditorial. Avec l’équipe technique et marketing, on doit approcher les 100 contributeurs. Comment peut on innover quand on a 100 personnes à manager ? J’ai du mal à croire qu’on puisser créer des choses innovantes lorsque l’équipe est si grosse. Quelle énergie dépensée pour rien …
By the way, quand Meetic a annoncé le lancement de Vioo leur cours de bourse a perdu plusieurs points et depuis l’annonce de la fermeture de Vioo, le cours de bourse a pris 4%. Meetic devrait se concentrer sur son coeur de métier …
octobre 27, 2008 at 18:18 · Filed under Book & Théorie, Media, Réseaux Sociaux
Je le disais dans un précédent post, je suis en train de me lancer dans un nouveau projet internet. Cela sera officialisé en novembre, mais ce que je peux déjà dire, c’est qu’il s’agit d’un média social. Je passe beaucoup de temps ces dernières semaines à rencontrer des gens pour leur présenter ce projet et je me suis rendu compte que la notion de media social n’est pas claire, et en tout état de cause difficilement objectivable. 
Voici 2 approches que je vois souvent, et une 3e plus personnelle.
1. Tout est media, et tout est social
Selon le Marshall McLuhan, philosophe canadien spécialiste des medias c’est le support du message qui est le media. « Medium is Message », phrase emblématique de sa pensée signifie que la nature d’un media (du canal de transmission d’un message) compte plus que le sens ou le contenu du message lui-même et de fait, tout ce qui est support de communication est media. Lorsqu’un individu prend la parole, il est lui-même media.
La semaine dernière, nous en discutions chez BlogBang et avec Julien Braun (DG de BlogBang) partageais avec son approche : « Tous les medias sont sociaux par définition, puisqu’ils créent du lien social et c’est au travers de leur prisme que l’on peut comprendre les sociétés. Le bouleversemment actuel des medias n’est que illustration de profondes mutations sociales dont Internet est le moteur et dont les effets ne font que commencer ». Puisque « tout est media » et que le discours est un moyen de créer du lien social, alors tout vecteur de message est de facto un media social. Bon, c’est un raccourcis rapide mais il est possible de dire que dès tout medium est social et tout medium est media.
Cela reviendrait donc à définir chaque canal de transition comme un media social. L’idée est intellectuellement séduisante, mais peu constructive …
2. Les réseaux sociaux sont les nouveaux medias
Oui les réseaux sociaux sont importants. Oui les bloggeurs ont une prise de parole médiatique (et médiatisée). Mais les réseaux sociaux sont t-ils pour autant des médias. Dans la mesure où on peut définir un media comme un outil « permettent de diffuser une information vers un grand nombre d’individus sans possibilité de personnalisation du message », alors on peut qualifier un réseau social (ou plus globalement un site social) de media.
Mais là encore, la définition revient à qualifier n’importe quelle prise de parole online ou offline de media social. Cela me laisse perplexe.
3. Tout n’est pas média, tout n’est pas social
Peut être suis-je un peu old school (ou trop marqué par mes études …) mais je pense qu’on ne peut pas qualifier de média n’importe quel support de communication. Est « média » un medium qui se construit autour de l’information qu’il souhaite porter. Alors qu’un réseau social se définit par ses fonctionnalités (YouTube est axé sur la vidéo, FlickR sur les photos, NetVibes sur les flux RSS .. ces réseaux sociaux ont une approche technologique qui est utilisée pour faire transiter une information) alors qu’un média social utilise une ou plusieurs technologie pour véhiculer un certain type d’information. Le site Rue 89 est pour moi un média car la technologie est utilisée afin de diffuser une information alors que le site YouTube est une plateforme technologique qui peut etre utilisée pour diffuser une information.
Je dirais que le média se définit par le type d’information qu’on y trouve et surtout par la façon dont il est perçu (approche subjective du media) et qu’une plateforme sociale sociale se définit par la technologie utilisée.
Par contre, les frontières ne sont pas figées. Quant DailyMotion propose des chaines thématiques, c’est une approche très « média » et quand un site comme LE Monde propose aux internautes de commenter l’actu, c’est une approche très « sociale ».
En conclusion, je pense qu’il ne faut pas oublier qu’un media social est un Média qui est Social (ou .. un site Social qui devient Média).
septembre 29, 2008 at 3:15 · Filed under Stratégie, Media
On l’a beaucoup attendu ce Vogue au Masculin. C’est aujourd’hui que sort MenStyle.fr, le site mode et tendance de CondeNast, le groupe de presse qui édite (entre autres) Vogue, GQ, AD, Wired … On y trouve des actus et des dossiers sur la mode, la beauté, le bien être, le hi-tech … sur un angle très éditorial. Voici les trois choses qui me laissent perplexe.
- Il est nécessaire de se spécialiser sur internet
Pour percer sur les masculins, je pense qu’il faut être un « category killer ». Entendez que je ne crois pas qu’on puisse être un site généraliste si on s’adresse aux hommes. Je pense que les femmes apprécient les sites pluri-thématiques (comme Elle ou Auféminin), mais je crois que l’audience masculine se fédère plutôt autour de thématiques fortes traitées de façon profonde. Les mecs qui s’intéressent à l’automobile iront sur un site auto, et ceux qui s’intéressent au hi tech iront sur un site spécialisé ; quand à ceux qui sont à la recherche de curiosité, ils iront sur des blogs. MenStyle offre en quelque sorte « un peu de tout » pour « en voir un peu sur tout ». Donc le hi tech est abordé, tout comme la mode et l’automobile mais c’est comme dans un magazine papier ; une page par ci, et une page par là.

La question des thématiques est difficile sur le web, et tout comme sur le marché de la distribution, on se rend compte que pour prendre des parts de marchés il faut se spécialiser, voir se « sur-spécialiser ». Il y a avait pourtant un domaine sur lequel MenStyle aurait pu se spécialiser et apporter quelque chose de nouveau, c’est justement la mode. Aujourd’hui, il n’existe pas de site vraiment pointu et qualitatif sur la mode au masculin. MenStyle aurait pu s’y engouffrer et devenir la destination mode au masculin en ayant une approche plus fermée du « style ».
Pourquoi faut il être ultra spécialisé ? Car l’internaute est à un clic d’un site plus expert. L’internaute lit MenStyle et trouve que l’info auto n’est pas assez pointu ? En deux clics il se retrouve sur un site spécialisé. Alors que dans le papier, une fois que le client a acheté son magazine, pas évident de revenir en arrière.
- Il n’est plus possible d’ignorer le phénomène communautaire
Deuxième chose, je pense que le site manque cruellement d’intéractivité. Sans doute des évolutions sont à prévoir là-dessus mais en terme fonctionnel, le site nous ressort les fonctionnalités de base : je peux lire l’article, l’envoyer à un ami mais en aucun cas je peux me créer un profil, commenter les articles, ajouter des éléments à un blogs … C’est dommage car certains articles de la rubrique « porno » prêtent à échange.
En fait, je trouve que MenStyle aurait été un très bon site en 2002, à une époque où on jugeait un site plutôt sur la qualité de son contenu plutôt que sur la qualité de ses fonctions. Cependant, je trouve que c’est une très bonne chose qu’un site masculin qualitatif soit lancé car pour l’instant, l’offre en site masculin est plutôt merdique. Pas la peine de donner les noms mais vous voyez sans doute de quoi je parle.
- Pour percer sur internet, les marques éditoriales doivent créer des conversations
En conclusion, je dirais que MenStyle nous montre que les groupes de presse ont du mal à évoluer sur le web. La recette d’un magazine ne peut pas se décliner sur internet et avoir de très bons papiers ne suffit pas. Tout est dans le fonctionnel.
Il y a quelques semaines je déjeunais avec l’ancien directeur marketing d’un des plus grands groupes de presse mondiaux et nous évoquions la question. Il me demandait mon avis sur le passage du papier au web. A mon sens, il ne faut pas chercher à décliner un produit (à savoir un magazine), mais à décliner une marque (le nom du magazine). Dans le cas de MenStyle, la marque en tant que telle n’a pas d’existence sur le papier, c’est une pure création pour le web et c’était justement l’opportunité de créer une marque qui aurait été l’alliance du « style » de Vogue, du « masculin » de GQ et de l’interactivité du web. Mélangez cela et vous auriez obtenu un site où des journalistes experts vous présentent des tendances au masculin et où les hommes poursuivent la conversation.
L’idée de conversation est l’idée clé du web. Pour reprendre le titre du livre Robert Scobble « Naked Conversation », pour réussir sur le web un marque de « contenu » doit mettre son contenu au niveau de son lecteur. Les sites éditoriaux doivent créer des expériences éditoriales et sur internet, une expérience est nécessairement interactive et communautaire.
Pour conclure cette conclusion je dirais que MenStyle est un très bon portail masculin généraliste, mais je doute que ce soit cela que les hommes attendaient.
septembre 25, 2008 at 23:40 · Filed under Top Brands, Media, Réseaux Sociaux
Aujourd’hui, la notion de « format publicitaire » n’a plus de sens. On parle plutôt « d’intégration publicitaire » où comment le message publicitaire s’adapte non plus au format (idée de taille) mais au media qui l’accueille (notion plus subjective). Sur YouTube, ce qui compte pour les annonceurs ce n’est pas la taille de la publicité mais les fonctionnalités (la vidéo, la possibilité de commenter, de voter).

Pour le lancement de Wario Land, Nintendo va plus loin qu’une simple intégration publicitaire, elle joue avec le site support. On a déjà vu ce type de réalisation (par exemple avec des bannières Mini en 2005, 2006 sur lesquelles je n’arrive pas à mettre la main), mais là je trouve ca vraiment génial.
Allez voir … c’est sur YouTube Experience Wii
septembre 23, 2008 at 9:12 · Filed under Perso
C’était vendredi dernier. On prenait un verre au Park Hayat Vendome et on signait les statuts de notre boite. Et là, qui passe ? Emery. Bref, il m’a grillé, maintenant il sait ….
“Croisé Olivier Billon et sa nouvelle équipe. L’ex-monsieur de l’Oréal monte une petite boi-boite dans le haut de gamme machin tout çà. Je ne peux vous en dire plus, j’ai promis. Mais les blogueuses vont aaaaaaadorer !”
août 20, 2008 at 13:02 · Filed under Top Brands

… Tout le monde parle de la nouvelle version de facebook (putain, je n’aime pas le changement moi ….) mais personne ne parle de Ivy Bean, 102 ans et membre de facebook. Et ta grand-mère sur facebook, c’est pour quand ?
août 19, 2008 at 20:38 · Filed under Réseaux Sociaux
Je vais essayer de publier toutes les semaines une petite revue des nouveautés que j’ai vu sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs tendances lourdes qui m’intéressent et qui sont la valorisation et monétisation de l’audience (quelle valeur donner à un réseau social et comment commercialiser l’audience) ; la dimension légale avec les problématiques juridiques que ces sites rencontrent ; je vais également m’intéresser à la dimension technique et marketing avec les innovations offertes aux utilisateurs. Quand l’actualité le permettra on parlera des marques qui investissent les réseaux sociaux de façon intelligente (il y a des chances que cela soit rare donc …).
L’éditeur de photo : Pour les amateurs de photographie en mobilité, je vous recommande le site Pixlr qui est un éditeur d’image accessible online. C’est un photoshop (ou plutôt adobe elements) accessible online. Très pratique. Ce qui serait très intéressant ce serait de développer cet outil sous forme d’API pour permettre aux éditeurs de site de proposer la fonction sur leurs ou de l’intégrer dans un back office / CMS. Perso ; je dois utiliser photoshop pour modifier les images qui illustres mes articles, et si cet outil pouvait fonctionner comme un plug-in dans Wordpress, ca serait top.
La musique : Une nouvelle application se lance dans la guerre à la musique en ligne. Face à Deezer, Last.fm et compère, Grooveshark lance un nouvel outil de streaming musical appelé « Grooveshark Lite ». Très simple, très efficace.
La TV on-demand : je découvre avec une peu de retard la beta de WizzGo (merci Mathieu pour le lien) qui est un logiciel qui vous donne le programme TV … et vous propose d’enregistrer les émissions pour vous. Vous voyez Docteur House dans le programme, vous cliquez et l’épisode sera enregistrée. Une heure après la fin du programme, il est uploadé sur votre iTunes et vous pouvez le visionner. Top cool : faites votre playlist pour ne jamais rater un programme qui vous plait. Il y a des chances que le logiciel rencontre vite des problèmes juridiques. En effet, M6 a refusé que ses programmes soient enregistrés. En tout cas, pour l’internaute, pas de risques.
Des commentaires de qualité ? Ce n’est pas une application qui suffira à rendre les commentaires de lecteurs plus « qualitatifs », mais c’est toujours sympa de voir un blog qui a intégré Disqus comme plug-in pour les commentaires. Allez faire un tour et installer l’appli sur votre blog (et venez ensuite le faire sur Digital Mix Marketing, moi j’ai la flemme).
Monétiser la publicité des réseaux sociaux : La start Up Lotame a levé 13 M$ pour développer en partenariat avec une vingtaine de sites sociaux son application permettant d’améliorer la diffusion publicitaire. Aujourd’hui, la publicité est vendu à la diffusion (CPM) : l’annonceur achète un volume publicitaire (ou inventaire) qui est « écoulé » sur le site. Là, avec Lotame, l’idée est que les réseaux sociaux peuvent créer des catégories d’internautes (genre : les filles de 18 à 25 ans qui aiment la photo) et proposer aux annonceurs de ne diffuser leurs pubs que sur cette catégorie d’internautes. J’y crois à fonds. Le plus grand frein ? Faire évoluer les mentalités des annonceurs et des acheteurs.
Le groupe LVMH réalise une vidéo exclusivement pour les blogs pour présenter ses activités. C’est Materialiste.com qui a pu la diffuser en premier, et la pub a été largement reprise. Conclusion ? Pour faire passer un message à la blogosphère mieux vaut confier le message à un bloggeur (par exemple créer une exclusivité) et le laisser diffuser l’info. Si LMVH avait posté la vidéo sur YouTube directement, la reprise et la diffusion n’aurait pas été aussi importante.
La recherche globale sur vos favoris : Delizzy vous propose de gérer vos favoris d’une nouvelle façon : Quand Delicious (& friends) vous propose de chercher des liens dans les tags, les titres et le nom du site, Delizzy vous permet de regarder également dans le contenu des bookmark. Moins sélectifs, mais pratique pour faire des recherches sur un groupe restreint de sites web.
Et pendant ce temps … je teste le réseau social du football : Footbo , Wordpress se la joue au WordCamp en montrant à quel point c’est mieux que TypePad et … il pleut à Paris.
août 19, 2008 at 12:56 · Filed under Top Brands
Une amie vient d’être embauchée chez Google Zurich, le Googleplex européen de 12 000m2 de Google. Les photos sont sur le JDN : Cliquez ici.

J’ai passé il y a quelques mois des entretiens pour aller bosser chez Google et étrangement, contrairement à tout ce qu’on raconte sur cette boite, je n’ai pas senti une ambiance sympa. Au bureau parisien (car je n’ai vu que celui là) j’ai plutôt senti que le fameux climat « cool » qu’on vante chez Google était très artificiel et que la réalité est pas très belle à voir.
J’avais l’impression que tous les artifices qui sont là pour créer une atmosphère de travail très chaleureuse, pour « humaniser le travail » étaient en faite des rideaux de fumée pour masque la dimension très inhumaine justement de ces jobs.
Dans cette boite qui a une très forte culture informatique, les gens ne communiquent peu avec l’extérieur et ont semble t-il des jobs très stressant. Pour ma part je n’ai pas donné suite aux premiers entretiens que j’ai passé chez Google, mais si vous bossez là bas, ou y avez bossé, ca m’intéresse que vous validiez ou pas mon intuition !
Ca reste entre nous, mais en arrivant à l’accueil l’hotesse me dit « vous venez pour un entretien », je lui réponds que oui et me demande où je bosse actuellement, je lui dis que je bosse chez l’Oréal et elle me répond « restez-y, ici l’ambiance est pire que chez L’Oréal. C’est vous dire …
août 18, 2008 at 15:09 · Filed under Top Brands, Book & Théorie
A propos de cet article
Cet article est la reprise d’une note de synthèse qui appuyait mon Grand Oral à Sciences Po. La question “Les marques peuvent-elles être éternelles ?” m’a été posé à l’occasion de cette épreuve qui cloture la scolarité des élèves de l’IEP. Voici comment j’ai répondu.
Résumé
Certaines marques passent dans le langage courant (Walkman, Frigidaires …) , certaines disparaissent (Lux, Rover, Chambourcy …) et d’autres marquent l’histoire et nos consciences (Virgin, Barbie, Steinway, Concorde …). Pour marquer nos civilisations et devenir « éternelles », les marques doivent entretenir des relations émotionnelles avec les consommateurs. Une relation basée sur une belle histoire, du rêve, des symboles forts … Cela implique pour les marketeurs de changer la façon dont ils conçoivent les produits et gèrent les marques : passer d’un marketing du produit à un marketing de l’expérience. Les marques qui réussissent ce challenge deviennent des marques iconiques éternelles à la valeur inestimable.
Les marques et l’éternel ont en commun d’être impalpables
La marque est un signe distinctif qui permet au consommateur de distinguer le produit ou service d’une entreprise de ceux proposés par les entreprises concurrentes. « La marque s’inscrit dans une logique de différenciation de l’offre » et peut être matérialisée par un nom propre, un mot, une expression un symbole visuel, ou même un son. La marque constitue un repère pour le consommateur et pour l’entreprise, un moyen de créer de la valeur ajoutée.
Disserter sur la marque est un exercice périlleux car c’est un actif impalpable en tant que tel au point que la définition énoncée ci-dessus ne suffit pas à la cerner. Les marques ne se limitent pas à ce qu’elles sont sur le plan juridique, graphique, esthétique, sémantique … Les marques véhiculent des histoires, promettent des expériences et créent des souvenirs. Elles se construisent et se dépassent. Il en va de même pour l’éternité qui est un état censé être indépendant du temps, une notion qui se dépasse à elle-même tant il s’agit d’un état sans « commencement », ni « fin ». Comme la marque, l’éternité ne peut se suffire à sa définition
Contrairement à l’idée d’éternité (à laquelle font référence la plupart des religions ), les marques sont des inventions récentes. A l’origine, les produits n’étaient rien d’autre que … des objets fonctionnels se distinguant peu les uns des autres. On trouve les premières traces de marques sur des poteries de Mésopotamie datant de 3000 avant JC. Si ces marques n’ont pas survécues jusqu’à nous, une marque créée quelques siècles plus tard par l’empire romain a encore du sens aujourd’hui. Le nombre de hits enregistrés par S.P.Q.R sur Google se chiffre en milliers par jour, mais ce n’est pas tant pour le Sénat et le peuple de Rome que pour le célèbre jeu vidéo « SPQR, The Empire’s Darkest Hour ».
Les marques qui marquent sont immortelles
L’histoire des marques est truffée de noms célèbres qui ont fini par devenir des termes génériques. Malheureusement, toute la valeur qu’elles ont créée aux yeux des consommateurs risque d’être vampirisée par n’importe qui. Le terme Frigidaire est devenu un mot générique tout comme Vaseline, Fermeture Eclair et Walkman. Ces marques sont devenues, en quelques sortes, éternelles, mais peut-on toujours parler de marque ? Non. En passant dans le langage courant et en perdant le lien avec leur sous-jacent, elles ont perdu leur statut de marque.
Pour devenir éternelle, une marque ne peut se contenter de passer dans le langage courant, ni s’inscrire au vocabulaire de notre langue. L’éternel va au-delà de cela. Néanmoins, devenir éternel est un objectif pour les marques. D’un actif, la marque devient une rente. In fine, un produit ne se justifie plus pour ce qu’il est, mais pour la marque qu’il porte. iPod, Barbie, Steinway, Concorde, Absolut, Disney, Coca-Cola, Nike, Vespa, Virgin … sont des marques qui ont une place dans l’histoire. Pour qu’une marque devienne éternelle, on voit à ce stade qu’il ne suffit pas qu’elle se transforme en un objet impérissable (un mot du dictionnaire par exemple), mais encore faut-il faut que ce qu’elle représente et signifie affecte à jamais nos conscience et nos civilisations.
L’amour e(s)t le mensonge des marques
Pour Kevin Roberts - CEO de Saatchi&Saatchi - les marques peuvent durablement marquer les individus. Pour cela, elles doivent jouer avec nos émotions. De trademark, elles se transforment en lovemark. Comment ? En inventant et en racontant des histoires légendaires qui donnent l’envie aux consommateurs de vivre des expériences mémorables. Les lovemarks sont alimentées par des récits forts et évocateurs, qui peuvent alors devenir des mythes. Ces histoires rappellent l’aventure du fondateur, de ses produits … Cette approche génère de nouvelles significations, d’autres liens et des sentiments différents. Des liens émotionnels.
Dans son livre « Marketers are Liars », Seth Godin prend un angle différent, mais arrive à une conclusion assez proche. Pour cet expert en marketing, les marques doivent raconter des histoires si elles veulent survivre. Les gens ne cherchent plus seulement à se procurer un produit ; aussi beau et séduisant soit-il. Les gens demandent aux marques d’être inventives. Dès lors, on ne s’étonnera pas que dans les agences les concepteurs-rédacteurs aient laissé place aux « story-tellers ». Les romanciers sont les nouveaux publicitaires.
Ils ont en commun de considérer que les marques peuvent, et doivent, s’inscrire dans le passé et le présent pour rester présentes dans le futur. Elles doivent créer une part de rêve, s’inspirer des mythes et des icônes pour inspirer à leur tour. Les marques doivent exciter nos sens et jouer sur l’intimité, l’engagement, l’empathie, et la passion. Dès lors, on ne s’étonnera pas que d’un marketing du produit on soit passé à un marketing de l’expérience. Le packaging est délaissé, on s’attache au marketing sensoriel. Le CRM est oublié, on passe au community management. L’information n’est plus à l’ordre du jour, ce qui compte c’est la relation ou mieux, le divertissement et d’edutainment. Les valeurs, les symboles et les déclarations ont laissé place à l’esprit, aux icônes et aux histoires. Est-ce bien ? l’objectif premier est remplit : celui de vendre
Raconter ne suffit pas toujours
Les marques ne naissent pas égales. Certaines portent dans leur ADN les gènes de l’éternité, d’autres pas. Certaines s’usent à force d’avoir été trop utilisées (comme Pierre Cardin qui n’a plus rien de luxueux). D’autres perdent de leur mystère (les consommateurs sont avisés de la façon dont la marque est censée agir sur eux) pendant que leurs sœurs ne comprennent plus le nouveau consommateur. Les marques se contentent de rivaliser avec leur concurrence de façade et s’enferment dans des vieilles formules : nouveauté, changement incrémental, opérations tactiques et évènements … Certaines marques s’étouffent dans leur conservatisme et avant même qu’elles s’en rendent compte, nous les auront oubliées. Ces marques ne sont pas éternelles. Si vous ne voyez pas desquelles je parle c’est normal ; tout le monde les a oubliées.
Alors comment devenir éternel ? Il y a tout d’abord l’histoire. Une belle histoire qui alimente la marque. Avec « Midnight Poison », Dior a renoncé à nous vendre une fragrance, mais nous propose l’histoire de cendrillon remixée par John Galliano, Won Kar-Wai et Eva Green. Les gens sont marqués par les histoires et il ne reste plus aux marques qu’à s’approprier ces narrations pour marquer les consommateurs. Pourtant l’histoire ne suffit pas. Il faut conjuguer cette histoire à tous les temps. Le passé pour donner de la contenance, le présent pour faire vivre, et le futur pour faire espérer. C’est ce que fait Guinness qui partout où il y a un Irlandais et un Pub célèbre son histoire depuis 1759. Tout comme Kellog’s qui sur ces paquets de céréales raconte l’histoire de son créateur.
Quant à Mercedes, la marque ne manque pas de rappeler que son fondateur a inventé l’automobile et que ses successeurs réfléchissent à la voiture de demain. Pour que l’histoire convertisse un prospect en un client, il faut qu’elle fasse rêver. L’ère où les marques perdaient du temps à se concentrer sur les choses que les gens ne veulent pas savoir est révolue. Les nouvelles marques se contentent de capitaliser sur la part de rêve qu’elles représentent. Pourtant le rêve ne suffit pas, il faut inspirer. Seules les marques qui ont la capacité d’inspirer les gens peuvent marquer. Et pour devenir éternelles, elles doivent se transformer en symboles, en icônes. Le swoosh de Nike, la croix de la Croix Rouge, le petit minois de Hello Kitty ont en commun de ne pas être (que) des logos ; ce sont des symboles qui marquent notre histoire au même titre que la tour Eiffel, l’Opéra de Sydney et même les Tours Jumelles de New York.
Pour donner la vie éternelle à votre marque, prenez donc une belle histoire, conjuguez-la, ajoutez-y du rêve, créez des icônes et inspirez le monde … et vous obtenez un mouvement identitaire, quasi-religieux. Avez-vous déjà vu les images d’un concert du groupe Run-DMC ? Quand le groupe de Hip-Hop chante son titre « My Adidas », toute l’audience se déchausse et tient sa basket en l’air comme les fans de Céline Dion tiennent leur briquet lors de « My Heart Will Go One ». Cela ressemble à une grande messe religieuse. Pourquoi ? Parce que Adidas a réussi à devenir une lovemark au sein de la communauté des rappeurs de la fin des années 90’ à Chicago. L’objet est devenu iconique, l’histoire est légendaire, elle fait rêver et elle a inspiré une chanson. Adidas répondait alors au désir d’ascension sociale des rappeurs, et faisait écho aux revendications de cette communauté.
Les marques éternelles sont les religions de demain
Qu’est ce qui est éternel ? La religion. Parce que les hommes ont toujours ressenti le besoin de croire en un être suprême et en ressentiront sans doute toujours le besoin les religions sont éternelles. Les religions apportent-elles aussi des belles histoires, des icones, du rêve… Je suis convaincu que les marques sont les religions de demain. Michael Jordan était plus connu auprès des jeunes américains dans les années 90’ que Jean Paul II. Michael Jordan est une des marques les plus puissantes de la fin du dernier millénaire ; et comme Dieu il a des pouvoirs surnaturels (« il vole ! ») qui ont fait des clients de Nike des « Brand Evangelists ».
Dimanche 25 Mai 2008, Arte a diffusé un documentaire intitulé « Let’s Play, Boy » dédié à au succès du magazine Playboy et à son créateur, Hugh Hefner, salué par les uns comme une figure emblématique de la révolution sexuelle, décrié par les autres comme un pornographe doublé d’un misogyne. Quoi qu’on pense du personnage, il est incontestable que Playboy n’est pas qu’une marque, c’est un phénomène culturel et sociétal qui a bouleversé l’Amérique. Aujourd’hui, des milliers de personnes collectionnent les objets Playboy et revendiquent les valeurs et la vision de Playboy. Le réalisateur a rencontré l’un d’entre eux. Depuis 20 ans, il achète et collectionne tous les objets et traverse l’Amérique pour découvrir les clubs Playboy. Il attache autant (sinon plus ?) d’importance à ses rencontres avec les « Bunnies » qu’à sa femme et ne vénère personne autant que Hugh, dont il exhibe fièrement la photo prise en sa compagnie à Los Angeles.
De même, il existe une population qui déroge aux codes de la rationalité (même limitée…) : les djs. Cette population se caractérise dans le monde entier par l’usage prosélyte de la platine vinyle Technics SL 1200 MKII. Des consommateurs tellement fidèles qu’ils ont persuadés Technics de relancer la fabrication d’un produit qui a plus de 30 ans alors que les vinyles ont laissé la place aux CD qui ont eux même laissé la place aux MP3. Mais peu importe, pour les vrais djs, la technologie n’a rien apportée et seule compte la « MKII ». Et si vous ne me croyez pas, allez parler à un dj, faites-le parler de ce produit et vous aurez l’impression d’entendre un évangélisateur. A ce moment là vous serez convaincu d’une chose : les marques peuvent devenir éternelles, et les religions ont du souci à se faire.
août 17, 2008 at 14:33 · Filed under Liens
Stephane Zibi : Un blog Perso
Il y a tout d’abord Stephane Zibi, que j’ai eut l’occasion de rencontrer et dont le blog est un vrai incontournable. C’est d’ailleurs le plus connu des 4 blogs dont je vous parle aujourd’hui. Stephane ne parle pas que web, et quand il en parle c’est toujours en creusant là où les autres ne creusent pas toujours. http://www.zibi.fr
Julien Dassonval : le Chef de Projet
Julien bosse chez Publicis Net. Lui aussi, c’est un chic type. Il a un blog où il partage régulièrement ses aventures de « Chef de Projet ». Quand il poste ce n’est pas pour dire des banalités où des trucs qu’on a vu partout. C’est un des must read pour ceux qui ont une casquette de chef de projet, en agence ou chez l’annonceur, ou chez n’importe qui d’ailleurs. http://blog.juliendassonval.com/
Nicolas Cynober : Attention, c’est technique
Nico c’est un pote de longue date, et quand il blogge, des fois je capte pas de quoi il parle. Putain, d’ailleurs est ce que quelqu’un peut m’expliquer clairement le concept de web sémantique machin chose ? Son blog parle de cela, du web 3, du web sémantique etc … Nico n’est pas le dernier des cons, après un passage à Sup’Info, le garçon est allé à Oxfort puis à l’ESCP-EAP et est maintenant dans une start up qui va faire du bruit jusqu’à San Francisco. Surveillez le … http://nicolas.cynober.fr/blog/
Lanette Khamvingsa : Miss Luxury
C’est la seule des 4 que je ne connais pas perso, mais c’est la seule des 4 dont j’ai lu tous les articles. Lanette bosse chez Sephora, partie web. Mademoiselle parle de web, et de luxe sur son blog. Elle a rédigé une thèse pro sur le sujet lors de ses études à l’ESSEC semble t-il et elle partage avec ses lecteurs le fruit de ses reflexions. Bon, elle ne poste pas souvent, alors des fois on lit des choses qu’on a vu ailleurs, mais c’est toujours avec une valeur ajoutée. Si le secteur du luxe vous intéresse, keep the feed. http://interactive-luxury.com
août 16, 2008 at 14:33 · Filed under Perso
Ca fait longtemps que ne n’ai rien publié sur mon blog. Et pourtant, j’ai tellement de choses à raconter … Ma vie est en train de changer, et je profite de ce post un peu « perso » pour vous en dire un eu plus sur moi. Ca fait presque un an que je publie sur Digital Mix Marketing, et aucun billet n’est « perso ».
News n°1 : Je viens d’avoir 25 ans (depuis le 16 juillet pour ceux qui veulent me souhaiter mon anniv l’an prochain). Ca y est, je suis « vieux ». J’ai l’âge où on ne peut plus faire de connerie. Bon, je me suis raconté la même histoire à 16 ans, puis à 18, puis à 20 et je me refais le même sermon à 25 ans. Enfin là j’ai vraiment l’impression que je ne suis plus un jeune. Sans doutes est-ce lié à la news suivante.
News n°2 : Je ne suis plus étudiant. Après avoir passé 6 ans sur les bancs de la Fac de droit puis sur ceux de Sciences Po, et accumulé un paquet de diplômes, je quitte ce statut et figurez vous que je passe directement à la case « Prof ». Je vais donner quelques cours de marketing à l’ISCOM l’an prochain. Je suis déjà intervenu 2 fois dans cette école pour parler de ce sujet, et la prochaine fois ca ne sera pas pour une intervention, mais pour un cours. Trop cool.
News n°3 : Je quitte L’Oréal. Après 18 mois de service, je tire ma révérence. Cette boite n’est pas faite pour moi. D’ailleurs, qu’est ce qui m’a pris d’aller bosser dans les cosmétiques ? Plus sérieusement, j’ai énormément appris, j’ai pu travailler avec des gens incroyables mais j’ai aussi vu l’envers du décor. Peut être écrirais-je quelques articles à ce sujet, mais entre nous, ca ne serait pas pour en dire que tu bien.
News n°4 : Je monte une boite. Vous en saurez plus en lisant mon blog ces prochaines semaines, mais je m’associe à des gens que j’ai rencontré dans mes précédentes expériences pour une aventure 100% interactive. Un mélange de tout ce qui me passionne dans le marketing interactif : la technologie, la créativité, le contenu, l’interactivité, le branding, la communauté … Plus de 10 personnes travaillent déjà avec nous sur un projet pour lequel nous avons de grandes ambitions. Nous sommes d’ailleurs fiers d’être « incubé » à Sciences Po dans le nouvel incubateur de l’école et d’avoir trouvé quelques business angel pour nous accompagner.
News n°5 : Je pense être un des hommes les plus heureux du monde, et ca n’est pas prêt de changer.
juin 2, 2008 at 21:15 · Filed under Webdesign
“Mention du jury” à Lacoste pour son site “Lacoste Future” qui, à l’occasion des 75 ans de Lacoste, nous propose la vision de la marque du Tennis en 2083, dans 75 ans. Belle utilisation de la vidéo plein écran, un peu de contributif, un bon mix. La création est tellement belle qu’on a plutot tendance à y voir un sublime spot plutot qu’une créa digitale. Création : Agence Mégalos.

Lien : Lacoste-Future
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